Longtemps classé « social-libéral », l’ex-Premier ministre français Laurent Fabius est devenu le porte-drapeau des partisans d’un ferme ancrage à gauche des socialistes et des opposants à une Europe libérale.
Durant la primaire interne au Parti socialiste pour la désignation du candidat à la présidentielle, M. Fabius, 60 ans, a martelé un message simple : seule une « gauche de gauche » peut suffisamment rassembler pour permettre une victoire à l’élection d’avril-mai 2007. Il en veut pour preuve la débâcle socialiste à la présidentielle de 2002, où le Premier ministre de l’époque Lionel Jospin avait été éliminé dès le premier tour par le leader d’extrême droite Jean-Marie Le Pen après avoir refusé de se positionner nettement à gauche.
Selon lui, le résultat du référendum sur la Constitution européenne en 2005 a confirmé le rejet par les Français de politiques trop libérales. À cette époque, M. Fabius s’était érigé en chef de file du non, dont la nette victoire (55 %) ne lui a pourtant pas profité politiquement : celui qui fut à 37 ans un des plus jeunes Premiers ministres de l’histoire de France, considéré alors comme le « fils préféré » du président François Mitterrand, a durablement brouillé son image.
Pour preuve de son ancrage à gauche, il prône une politique « offensivement antilibérale » avec un relèvement immédiat du salaire minimum de 8 % (soit 100 euros) associé à la généralisation des 35 heures de travail hebdomadaire.
Il met aussi en avant son expérience d’élu d’une banlieue populaire de Rouen (Nord-Ouest).
Sur l’Europe, il est opposé à tout élargissement nouveau en l’absence de « directive précise » pour protéger les services publics et de « règles d’harmonisation fiscale et sociale ».
Issu de la grande bourgeoisie, agrégé de lettres et diplômé de l’École nationale d’administration qui forme les élites, il a gardé une image de technocrate plutôt froid et hautain.
Longtemps classé « social-libéral », l’ex-Premier ministre français Laurent Fabius est devenu le porte-drapeau des partisans d’un ferme ancrage à gauche des socialistes et des opposants à une Europe libérale.
Durant la primaire interne au Parti socialiste pour la désignation du candidat à la présidentielle, M. Fabius, 60 ans, a martelé un message simple : seule une « gauche de gauche » peut suffisamment rassembler pour permettre une victoire à l’élection d’avril-mai 2007. Il en veut pour preuve la débâcle socialiste à la présidentielle de 2002, où le Premier ministre de l’époque Lionel Jospin avait été éliminé dès le premier tour par le leader d’extrême droite Jean-Marie Le Pen après avoir refusé de se positionner nettement à gauche.
Selon lui, le résultat du référendum sur la Constitution...
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