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Ségolène Royal, symbole de renouveau pour la gauche

En moins d’un an, la socialiste Ségolène Royal s’est installée dans le rôle de favorite à gauche pour la présidentielle de 2007, devenant du même coup la première femme à avoir des chances réelles d’accéder à la tête de l’État français. À 53 ans, la députée formée à l’ENA, creuset de la haute administration française, qui a occupé trois fauteuils de ministre (Environnement, Enseignement scolaire, puis Famille et Enfance), est parvenue à incarner le renouveau. Cette mère de quatre enfants a réussi à s’installer durablement au firmament des sondages de popularité, suscitant la surprise dans son propre parti, encore traumatisé par son échec cinglant à l’élection présidentielle de 2002. Sa popularité a eu raison des ambitions personnelles de son compagnon, le chef du PS François Hollande, qui s’est résolu à ne pas entrer dans la course interne d’un parti déjà très divisé. L’idée phare que Ségolène Royal a défendue pendant la primaire qui s’achève au Parti socialiste est de créer une « démocratie participative » où l’accent serait mis notamment sur l’éducation et l’écologie. Son leitmotiv : « L’ordre juste ». Quant à l’Europe, elle souhaite la « reconstruire par la preuve », avec « des projets qui touchent la vie quotidienne des Français ». Certaines de ses positions, iconoclastes, ont semé le trouble dans son camp, lui valant des accusations de dérive droitière ou populiste. L’ancienne conseillère du président François Mitterrand insiste beaucoup sur la morale et les valeurs familiales, des terrains habituellement occupés par la droite. Elle aime mettre en avant son expérience de mère et de présidente de la région Poitou-Charentes (Ouest). Fille d’officier née à Dakar, cette femme à la réputation autoritaire malgré son large sourire est issue d’une famille catholique de huit enfants dans laquelle elle a reçu une éducation sévère. Pendant la campagne interne et les débats télévisés, ses concurrents ne l’ont pas ménagée, pointant ses faiblesses, notamment sur la politique internationale. Mais cette diplômée d’économie et de sciences politiques, qui veille de près à son image de femme moderne, mince et élégante, juge avoir réussi l’épreuve qui l’a, selon elle, « endurcie » dans la perspective du duel auquel elle se prépare d’ores et déjà contre Nicolas Sarkozy.
En moins d’un an, la socialiste Ségolène Royal s’est installée dans le rôle de favorite à gauche pour la présidentielle de 2007, devenant du même coup la première femme à avoir des chances réelles d’accéder à la tête de l’État français.
À 53 ans, la députée formée à l’ENA, creuset de la haute administration française, qui a occupé trois fauteuils de ministre (Environnement, Enseignement scolaire, puis Famille et Enfance), est parvenue à incarner le renouveau. Cette mère de quatre enfants a réussi à s’installer durablement au firmament des sondages de popularité, suscitant la surprise dans son propre parti, encore traumatisé par son échec cinglant à l’élection présidentielle de 2002. Sa popularité a eu raison des ambitions personnelles de son compagnon, le chef du PS François Hollande, qui...