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Les réactions aux démissions

– Le député Walid Joumblatt a indiqué que « certaines parties locales œuvrent à saper la formation du tribunal international, par le biais de discours virulents ou par la démission de ministres. Ces actions visent à faire entrer le pays dans une spirale dangereuse qui va dans l’intérêt de l’axe syro-iranien ». – Le chef des FL, Samir Geagea, a mis l’accent sur l’intention de torpiller le tribunal international, précisant que les ministres auraient pu approuver la création du tribunal et démissionner par la suite si leur volonté était simplement de modifier la composition du gouvernement. Il a estimé qu’un certain nombre de données démontraient de nouvelles tentatives, de la part de groupuscules sous l’ordre de la Syrie, de semer le chaos sur le plan sécuritaire. – Le ministre Marwan Hamadé a souligné qu’« en cas de tentative de coup d’État par le recours à la rue, celui-ci n’appartiendra pas à une seule partie ». Il a indiqué que « la majorité comptait sur l’armée et les FSI pour que ces manifestations se déroulent de manière pacifique, mais qu’ils pourraient les interdire dans les régions sensibles, notamment aux alentours du Grand Sérail, du Conseil des ministres et même du palais présidentiel ». – Le ministre Pierre Gemayel a estimé que « le problème actuel résidait non pas dans la participation politique, mais dans le choix politique ». Il a insisté sur « le refus d’être ramenés par une partie à la période d’avant le 14 mars 2005 ». – Le ministre Ghazi Aridi a espéré la reprise du dialogue après le retour de Téhéran du chef du Parlement, Nabih Berry, car les Libanais n’ont d’autre choix que de revenir au dialogue. Il a aussi observé que le tribunal international est la condition pour la cessation des assassinats et du terrorisme politiques. – Tout en appelant les ministres chiites à revenir sur leur démission et à reprendre les concertations, le député Waël Bou Faour a estimé que « la majorité ne voulait pas et n’était pas satisfaite de la décision de démission des ministres chiites du gouvernement ». Il a cependant assuré « qu’aucune concession ne serait faite concernant la demande de la vérité et celle du tribunal international ». – L’ancien député Nassib Lahoud a fait le rapprochement entre la démission des ministres, samedi dernier, alors que le gouvernement était appelé à signer le projet de création du tribunal international, et la bouderie de ces mêmes ministres avant la réunion consacrée au vote du principe du tribunal international, quelques heures après l’assassinat du député Gebran Tuéni. Il a également appelé les ministres à revenir sur leur décision pour prouver qu’ils ne visent nullement à saper la création du tribunal. – M. Sinane Barrage a estimé que les ministres d’Amal et du Hezbollah ont bien fait de démissionner, d’autant que rien n’empêche la nomination d’autres ministres tout aussi qualifiés de la même communauté. Il a ajouté que cette démission ne provoque aucune crise ministérielle et que le gouvernement peut poursuivre sa tâche en toute légalité. – M. Michel René Moawad a observé que « le conflit qui se déroule actuellement au Liban déchire ceux qui veulent placer le pays sous la poigne syro-iranienne, et ceux qui veulent le Liban comme pays démocratique, libre, souverain et indépendant ». – La Ligue syriaque déplore l’escalade au Liban ainsi que les répercussions négatives de la démission de la totalité des ministres chiites. Tout en assurant que le Liban ne peut être gouverné par la force, elle précise que nul ne peut se rétracter dans la recherche de la justice pour des crimes commis. – Le député Nabil Nicolas a indiqué qu’« avec la démission des ministres chiites, le gouvernement est devenu illégal, car il ne respecte plus le pacte national ni même l’équilibre communautaire, mais il va à l’encontre du pacte de coexistence ». – Quant à l’ancien président du Conseil Sélim Hoss, il a estimé que « la situation actuelle du gouvernement, après le départ d’une partie de taille, était grave, anormale et illégale ». Il a également indiqué que « l’escalade entre les deux parties était source d’inquiétude pour les citoyens ».
– Le député Walid Joumblatt a indiqué que « certaines parties locales œuvrent à saper la formation du tribunal international, par le biais de discours virulents ou par la démission de ministres. Ces actions visent à faire entrer le pays dans une spirale dangereuse qui va dans l’intérêt de l’axe syro-iranien ».
– Le chef des FL, Samir Geagea, a mis l’accent sur l’intention de torpiller le tribunal international, précisant que les ministres auraient pu approuver la création du tribunal et démissionner par la suite si leur volonté était simplement de modifier la composition du gouvernement. Il a estimé qu’un certain nombre de données démontraient de nouvelles tentatives, de la part de groupuscules sous l’ordre de la Syrie, de semer le chaos sur le plan sécuritaire.
– Le ministre Marwan Hamadé a...