CRISE
Koraytem met en garde contre
un effondrement économique total
le 10 novembre 2006 à 00h00
Le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Beyrouth (CCIAB), Ghazi Koraytem, a affirmé que « le pays ne supporte plus les tiraillements politiques, mettant en garde contre un effondrement économique total qui toucherait tant le secteur public que privé au cas où les responsables politiques ne réussissaient pas à trouver un compromis qui ferait revenir le calme dans le pays ».
« Partant de là, les organismes économiques ont tenu à rencontrer les participants aux concertations nationales pour faire entendre leur voix sur le danger que représente la conjoncture économique. D’autant que le maintien de l’escalade politique aboutirait à faire fuir les capitaux et les investissements ainsi que l’émigration des cerveaux en plus de l’échec éventuel de la conférence Paris III que l’on considère comme une occasion unique qui ne se répéterait pas », a-t-il dit.
M. Koraytem a révélé que le conseil d’administration de la CCIAB a longuement discuté mercredi des défis dangereux que l’économie nationale doit affronter. Il a souligné que « le conseil d’administration a exprimé une appréhension sérieuse de voir survenir un effondrement total qui toucherait tous les secteurs économiques et qui constituerait une menace effective pour la continuité du travail de la force active ».
Le conseil d’administration a également insisté sur la nécessité de poursuivre les concertations entre les différents secteurs économiques afin de faire entendre leur voix aux responsables politiques.
Le président de la CCIAB a souligné que les organismes économiques ont décidé lundi dernier de ne plus se contenter de publier des communiqués, mais de recourir à des mouvements d’escalade qui correspondent aux circonstances du moment.
Il a expliqué que les mouvements de protestation consisteraient en un arrêt du travail, des manifestations qui regrouperaient le patronat et les salariés, ainsi que la tenue d’un congrès national économique.
M. Koraytem a déclaré que le président du Législatif Nabih Berry s’est montré compréhensif à l’égard des forces économiques et a soutenu leur recours à l’escalade pour faire entendre leur voix.
Le président de la CCIAB est revenu à la charge, en affirmant que Paris III représente le seul espoir pour le redressement du Liban.
Catastrophe
Dans le même cadre, le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Tripoli (CCIAT), Abdallah Ghandour, a insisté sur l’importance pour les participants aux concertations nationales de trouver une plate-forme d’entente sur le plan politique afin d’alléger les pressions sur l’économie. « Il est temps que les forces politiques influentes trouvent une formule d’entente afin de sortir le pays de ses problèmes sécuritaires, politiques et économiques. Une démarche qui exige de la part des participants aux concertations nationales de mettre les intérêts de la patrie au-dessus de toute autre considération », a-t-il dit.
M. Ghandour a souligné que l’économie nationale tant dans les secteurs de production que des services traverse une des étapes les plus difficiles de l’histoire contemporaine du Liban. Il a mis en garde contre « une catastrophe économique » et estimé nécessaire que les participants aux concertations nationales donnent la priorité dans le cadre de leurs débats au sauvetage de l’économie.
Le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Beyrouth (CCIAB), Ghazi Koraytem, a affirmé que « le pays ne supporte plus les tiraillements politiques, mettant en garde contre un effondrement économique total qui toucherait tant le secteur public que privé au cas où les responsables politiques ne réussissaient pas à trouver un compromis qui ferait revenir le calme dans le pays ».
« Partant de là, les organismes économiques ont tenu à rencontrer les participants aux concertations nationales pour faire entendre leur voix sur le danger que représente la conjoncture économique. D’autant que le maintien de l’escalade politique aboutirait à faire fuir les capitaux et les investissements ainsi que l’émigration des cerveaux en plus de l’échec éventuel de la conférence Paris III que l’on...
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