Le très ésotérique et raffiné théâtre nô, quintessence de l’art dramatique nippon, est désormais accessible à tous ceux qui, à Tokyo, ne comprennent pas le japonais ancien. Et ils sont nombreux, y compris parmi les Japonais eux-mêmes.
Le prestigieux Théâtre national du nô offre en effet depuis cette semaine la possibilité de comprendre les pièces grâce à un système individuel de sous-titrage en japonais et en anglais.
Chaque siège est équipé d’un petit écran à cristaux liquides (LCD), spécialement tamisé pour ne pas gêner le voisin, sur lequel le spectateur peut suivre le dialogue, la trame de l’histoire et des explications sur le jeu des acteurs et des musiciens.
«Un problème auquel nous sommes confrontés depuis longtemps est que l’auditoire a tendance à être confiné aux spécialistes de la première heure. Nous n’avons pas réussi à attirer un nouveau public en raison notamment de la difficulté du langage et des codes ésotériques utilisés dans les pièces», a reconnu le président du Conseil des arts du Japon, Kazuaki Tsuda.
«Nous sommes bien conscients de la nécessité d’exposer des jeunes spectateurs à la séduction du nôgaku et de populariser son répertoire», a souligné M. Tsuda qui souhaite également faire venir des étrangers au nô.
Ce système de sous-titrage, une première au Japon, a été mis en place pour le 40e anniversaire de l’ouverture du Théâtre national du nô en novembre 1966.
Il a été inauguré avec une des plus célèbres pièces du répertoire, Tsuchigumo (L’Araignée), dans lequel s’illustre le maître Kiyokazu Kanze (qui appartient à une célèbre dynastie du nô).
Vieux de six siècles, le nô, appelé aussi nôgaku, a été inscrit au patrimoine culturel de l’humanité par l’Unesco en mai 2001.
Le kabuki, autre genre théâtral nippon, moins élitiste, avait déjà réglé le problème de la langue en proposant dans la salle légendaire du «Kabukiza» à Tokyo des écouteurs avec de remarquables traductions anglaises.
Le très ésotérique et raffiné théâtre nô, quintessence de l’art dramatique nippon, est désormais accessible à tous ceux qui, à Tokyo, ne comprennent pas le japonais ancien. Et ils sont nombreux, y compris parmi les Japonais eux-mêmes.
Le prestigieux Théâtre national du nô offre en effet depuis cette semaine la possibilité de comprendre les pièces grâce à un système individuel de sous-titrage en japonais et en anglais.
Chaque siège est équipé d’un petit écran à cristaux liquides (LCD), spécialement tamisé pour ne pas gêner le voisin, sur lequel le spectateur peut suivre le dialogue, la trame de l’histoire et des explications sur le jeu des acteurs et des musiciens.
«Un problème auquel nous sommes confrontés depuis longtemps est que l’auditoire a tendance à être confiné aux spécialistes de la...
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