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Les sorties de la semaine

kk The Road to Guantanamo, de Michael Winterbottom et Mat Whitecross The Road to Guantanamo relate l’histoire vraie de quatre jeunes Anglais qui, partis célébrer le mariage d’un ami au Pakistan, se retrouvent embarqués dans la paranoïa post-11 Septembre. Ils ne rentreront chez eux que deux ans plus tard, après avoir connu l’enfer de la tristement célèbre prison de Guantanamo, réputée pour ses maltraitances et ses emprisonnements arbitraires. Connu pour ses œuvres provocatrices et éclectiques (Welcome to Sarajevo et In This World), Michael Winterbottom s’attaque ici à un film qui mélange les genres. À la fois road-movie, documentaire, film de guerre et film politique, The Road to Guantanamo revient sur un sujet d’actualité bizarrement boudé par les médias. Filmé entre documentaire (témoignages des rescapés et scènes d’archives) et fiction (la reconstitution de l’histoire), le film a l’effet d’une bombe. Extrêmement saisissant et gênant, il montre l’impensable, l’inimaginable (torture, empoisonnement, mauvaise condition des lieux de détention, famine, etc.). Si aucune morale ne vient se greffer, le parti pris est clairement affiché et les images parlent d’elles-mêmes. Ces dernières, crues, violentes et poignantes, ne sont néanmoins jamais gratuites. L’idée étant évidemment de coller le plus possible à la vérité et non pas de faire dans l’intoxication. Ce brûlot qui dénonce l’arbitraire et la folie qu’a engendrés l’après-11 Septembre nous pose ainsi en témoins passifs de l’horreur. «Passifs», un état on ne peut plus frustrant. L’horreur est effectivement sous les yeux des spectateurs qui ne peuvent absolument rien faire face à une réalité passée, présente et future. CinemaCity, espace, empire ABC/Galaxy l Pulse, de Jim Sonzero Le cinéma américain semble de plus en plus s’intéresser aux films d’horreur japonais. De nombreux remakes ont effectivement vu le jour ces dernières années: Ring, en 2001, puis sa suite ont connu un immense succès. De la même façon, The Grudge, remake du film Ju-on, s’est imposé en 2004 comme un véritable succès au box-office. Pas étonnant donc que les producteurs américains s’intéressent de plus en plus à l’horreur nippone. Pulse s’inscrit ainsi dans la lignée des films d’épouvante «américano-japonais». Remake du film japonais Kaïro réalisé en 2001 par Kiyoshi Kurosawa, il aborde, à l’instar du film original, le thème de la peur que nous éprouvons tous inconsciemment face à la technologie. L’histoire suit les aventures d’un groupe de jeunes enquêtant sur une série de suicides liés à une webcam qui permet aux internautes d’entrer en contact avec les morts. Entre message moralisateur du type « à force d’utiliser la technologie c’est elle qui nous utilise », décors et accessoires classiques du film d’horreur (cafards, bâtiments lugubres, cages d’escaliers, rues désertes), Pulse sombre ainsi rapidement dans le déjà-vu. Résultat, les spectateurs s’ennuient et attendent vainement la tachycardie. Absolument rien ne retient notre attention, que ce soit la mise en scène classique du réalisateur Jim Sonzero (qui signe d’ailleurs son premier long-métrage), le scénario faiblard ou encore les pauvres effets sonores et visuels censés nous faire sursauter. Rien à faire, l’histoire passe, nous demeurons impassible. Concorde, Abraj, Zouk l You, Me and Dupree, d’Anthony et Joe Russo Comédie américaine ultraclassique, You, Me and Dupree décline absolument tout ce qui s’est fait ces dernières années aux États-Unis. Le film suit le quotidien d’un couple jeune, beau et nouvellement marié. À peine revenu de sa lune de miel, il se voit dans l’obligation d’accueillir Dupree, témoin du mari sans emploi et sans le sou. Est-ce bien nécessaire de développer? Allons-y pour le plaisir. Le couple est évidemment un couple modèle, sympa, moderne et consciencieux. Le trouble-fête est évidemment un célibataire endurci, glandeur, mais foncièrement gentil. N’oublions pas de mentionner le beau-père possessif et voilà, le cocktail classique de la plus basique des comédies est fin prêt. Précisons également que ce petit monde s’entendra plus ou moins bien jusqu’au crash inévitable. Ultraprévisible, le film, en plus de ses personnages caricaturaux, enchaîne des gags aussi lourds que bateau, tels que le tristement célèbre problème de flatulence. Sans originalité aucune, You, Me and Dupree nous sert ainsi ce qui a de plus banal. Même les acteurs (Matt Dillon, Owen Wilson, Kate Hudson et Alec Baldwin), qui semblent prendre un plaisir certain à faire partie de l’aventure, ne parviennent pas à rehausser le niveau général. CinemaCity, Kaslik, freeway, circuit Empire sauf Sofil Sorties prévues pour le jeudi 9/11/2006 (sous réserves): - Ant Bully, de John A. Davis, avec les voix de Meryl Streep, Nicolas Cage, Julia Roberts et Paul Giamatti. - World Trade Center, d’Oliver Stone, avec Nicolas Cage, Maggie Gyllengaal et Maria Bello. - John Tucker Must Die, de Betty Thomas, avec Jesse Metcalfe, Ashanti et Sophia Bush.
kk The Road to Guantanamo,
de Michael Winterbottom et Mat Whitecross

The Road to Guantanamo relate l’histoire vraie de quatre jeunes Anglais qui, partis célébrer le mariage d’un ami au Pakistan, se retrouvent embarqués dans la paranoïa post-11 Septembre. Ils ne rentreront chez eux que deux ans plus tard, après avoir connu l’enfer de la tristement célèbre prison de Guantanamo, réputée pour ses maltraitances et ses emprisonnements arbitraires.
Connu pour ses œuvres provocatrices et éclectiques (Welcome to Sarajevo et In This World), Michael Winterbottom s’attaque ici à un film qui mélange les genres. À la fois road-movie, documentaire, film de guerre et film politique, The Road to Guantanamo revient sur un sujet d’actualité bizarrement boudé par les médias. Filmé entre documentaire (témoignages des...