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Le patrimoine génétique de l’abeille élucidé

Le génome de l’abeille à miel, insecte aussi utile à l’homme depuis des millénaires que passionnant par son comportement social de rare complexité, vient d’être séquencé par une équipe internationale, annonçait la revue Nature d’hier. L’espèce « apis mellifera » – abeille à miel ou abeille mellifère, souvent appelée abeille tout court – est devenue le troisième insecte, après la mouche des fruits et le moustique, à dévoiler son patrimoine génétique, grâce à une vaste opération menée par des centaines de chercheurs à travers le monde, regroupés dans un consortium dirigé par l’Américain George Weinstock du Baylor College of Medicine, à Houston (Texas). L’abeille est une des rares espèces que l’évolution a « poussées » à former des sociétés avancées. Leur société est formée autour d’un seul individu fertile de la colonie, la reine, les autres femelles sont (sauf exception) stériles et s’occupent, en tant qu’ouvrières, de la collecte de nourriture, de l’entretien des jeunes, de la construction de nids et de la défense de leur colonie, etc. Les mâles, mis au monde éventuellement par des ouvrières, tous identiques, incapables de butiner et de se nourrir seuls, n’ont pour rôle que de féconder leur reine, qui ne s’accouple qu’une seule fois dans sa vie. En dehors de la période d’accouplement, ils contribuent à entretenir de la chaleur ou de la fraîcheur dans la ruche. Selon les données génétiques obtenues, les abeilles mellifères sont apparues en Afrique, avant de coloniser l’Europe et l’Asie, au terme de deux migrations séparées, et d’être exportées par l’homme dans les quatre coins du monde.
Le génome de l’abeille à miel, insecte aussi utile à l’homme depuis des millénaires que passionnant par son comportement social de rare complexité, vient d’être séquencé par une équipe internationale, annonçait la revue Nature d’hier. L’espèce « apis mellifera » – abeille à miel ou abeille mellifère, souvent appelée abeille tout court – est devenue le troisième insecte, après la mouche des fruits et le moustique, à dévoiler son patrimoine génétique, grâce à une vaste opération menée par des centaines de chercheurs à travers le monde, regroupés dans un consortium dirigé par l’Américain George Weinstock du Baylor College of Medicine, à Houston (Texas). L’abeille est une des rares espèces que l’évolution a « poussées » à former des sociétés avancées. Leur société est formée...