Schröder dit son trouble face
aux références divines de Bush
le 23 octobre 2006 à 00h00
L’ex-chancelier allemand Gerhard Schröder confie dans ses Mémoires intitulées Décisions : ma vie en politique que les fréquentes références divines de George Bush lors de discussions ayant précédé l’invasion militaire en Irak l’ont conduit à se méfier des décisions politiques du président des États-Unis.
« Ce qui m’inquiétait, en dépit de l’atmosphère détendue de nos discussions, et, dans une certaine mesure, m’a rendu sceptique, c’est à quel point il m’est apparu que ce président se voyait lui-même comme un croyant et à quel point il considérait cela comme (source de) la plus haute autorité », écrit-il dans cet ouvrage, dont le Spiegel a publié hier des extraits. « Je peux comprendre qu’une personne soit pieuse et qu’elle soit en quête d’un dialogue avec Dieu par la prière, poursuit-il. Mais ça commence à me poser problème quand on a l’impression que des décisions politiques sont le résultat d’un dialogue avec Dieu. »
L’ex-chancelier, aujourd’hui retiré de la vie politique après sept années à la tête du gouvernement allemand, explique que les décisions issues d’un tel « dialogue avec Dieu » ne peuvent être modifiées ni négociées « parce que, si tel était le cas, cela reviendrait à briser une mission confiée par Dieu ».
Soulignant que l’Occident critique « à juste titre » l’absence de séparation claire entre la religion et l’État « dans la plupart des pays islamiques », Schröder estime que « nous n’avons pas aussi facilement pris note des fondamentalistes chrétiens aux États-Unis et de leur interprétation de la Bible qui témoigne de tendances similaires ».
L’ex-chancelier allemand Gerhard Schröder confie dans ses Mémoires intitulées Décisions : ma vie en politique que les fréquentes références divines de George Bush lors de discussions ayant précédé l’invasion militaire en Irak l’ont conduit à se méfier des décisions politiques du président des États-Unis.
« Ce qui m’inquiétait, en dépit de l’atmosphère détendue de nos discussions, et, dans une certaine mesure, m’a rendu sceptique, c’est à quel point il m’est apparu que ce président se voyait lui-même comme un croyant et à quel point il considérait cela comme (source de) la plus haute autorité », écrit-il dans cet ouvrage, dont le Spiegel a publié hier des extraits. « Je peux comprendre qu’une personne soit pieuse et qu’elle soit en quête d’un dialogue avec Dieu par la prière,...
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