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Le Fateh et le Hamas s’adonnent à la surenchère sécuritaire

Engagés dans une épreuve de force politique sans issue prévisible, le président palestinien Mahmoud Abbas et les islamistes du Hamas cherchent à se renforcer sur le terrain par services de sécurité interposés à un moment de vive tension entre leurs partisans. M. Abbas a ainsi décidé d’unifier le commandement des services de sécurité en Cisjordanie alors que le Hamas, qui contrôle le gouvernement, a annoncé un projet de déployer dans ce territoire une « Force exécutive » comme celle, très controversée, opérant déjà dans la bande de Gaza. Ces annonces surviennent dans un contexte d’impasse politique totale dans les discussions pour former un gouvernement d’union, alimentant les tensions et donnant lieu à de fréquents affrontements entre les deux factions rivales. M. Abbas a rappelé de sa retraite un homme à poigne, le général Ismaïl Jaber, ancien fidèle du défunt leader Yasser Arafat, et l’a chargé de superviser l’ensemble des organes de sécurité de la Cisjordanie. « Il a été nommé afin qu’il n’y ait qu’un seul responsable à la tête des services de sécurité et pour les unir », a indiqué à l’AFP Nabil Abou Roudeina, le porte-parole de M. Abbas, niant tout lien avec la récente annonce du Hamas. Dans un discours enflammé vendredi, le ministre des Affaires étrangères, Mahmoud Zahar, a assuré que la Force exécutive allait être déployée en Cisjordanie pour empêcher les militants du Fateh de s’en prendre à des institutions du gouvernement ou à des responsables du Hamas. Le Fateh a promis d’empêcher le déploiement en Cisjordanie d’une « Force exécutive » fidèle au Hamas. « Cette décision est dangereuse. Nous refusons la présence de cette force en Cisjordanie et nous l’empêcherons car elle est dénuée de toute légalité », a indiqué à l’AFP Jamal Tiraoui, un porte-parole du Fateh à Ramallah et chef militaire des Brigades des martyrs d’al-Aqsa. Dans un entretien à l’AFP, un des chefs de la Force exécutive, Youssef Zahar, le frère du ministre des Affaires étrangères, a justifié le renforcement de la force. « Après l’entrée en fonction du Hamas, tous les services de sécurité ont refusé de travailler avec le ministre de l’Intérieur, Saïd Siam. Il a fallu créer une force sous son autorité pour assurer la sécurité des Palestiniens. Et nous allons l’augmenter », a-t-il indiqué.
Engagés dans une épreuve de force politique sans issue prévisible, le président palestinien Mahmoud Abbas et les islamistes du Hamas cherchent à se renforcer sur le terrain par services de sécurité interposés à un moment de vive tension entre leurs partisans.
M. Abbas a ainsi décidé d’unifier le commandement des services de sécurité en Cisjordanie alors que le Hamas, qui contrôle le gouvernement, a annoncé un projet de déployer dans ce territoire une « Force exécutive » comme celle, très controversée, opérant déjà dans la bande de Gaza. Ces annonces surviennent dans un contexte d’impasse politique totale dans les discussions pour former un gouvernement d’union, alimentant les tensions et donnant lieu à de fréquents affrontements entre les deux factions rivales.
M. Abbas a rappelé de sa retraite un homme...