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Inculpé, l’opposant Michel Kilo ne sera pas libéré

L’écrivain et opposant syrien Michel Kilo a été inculpé pour avoir « provoqué des dissensions confessionnelles » et « ne sera pas libéré comme prévu », a déclaré hier le président de l’Organisation nationale des droits de l’homme en Syrie (ONDHS), l’avocat Ammar Qorabi. « Michel Kilo ne sera pas libéré comme prévu. Il a été inculpé par la justice d’avoir exposé la Syrie à la menace d’actes agressifs, d’avoir affaibli le sentiment national, d’avoir porté atteinte à l’image de l’État et d’avoir provoqué des dissensions confessionnelles », a affirmé à l’AFP M. Qorabi. M. Kilo (57 ans) devait être libéré jeudi après le versement d’une caution de 20 dollars, mais des procédures légales ont retardé sa libération, avait indiqué vendredi dernier M. Qorabi. Il risque « de trois ans à plusieurs années de prison », selon son avocat, qui a ajouté que le dossier de son client ainsi que l’autorisation de sa libération étaient « introuvables » hier. Michel Kilo, qui dirige le centre de défense de la presse Hourriyat, est également l’un des fondateurs d’un groupe appelé « Réveil de la société civile ». Il avait été arrêté à Damas en mai 2006 après avoir signé une déclaration appelant à une réforme radicale des relations libano-syriennes, en compagnie de neuf autres opposants et militants des droits de l’homme. Tous ont été relâchés à l’exception de M. Kilo et de l’avocat Anouar Bounni. En outre, trois militants – Mahmoud Issa, Khalil Hussein et Suleiman al-Chummar – relâchés en septembre 2006, viennent d’être « inculpés quasiment des mêmes accusations » portées contre M. Kilo. « Un juge a même demandé leur réincarcération », a également indiqué le président de l’ONDHS. En revanche, quatre autres militants – Mahmoud Meri’i, Ghaleb Amer, Nidal Darouiche, et Safouane Tayfour – qui avaient été libérés en juillet 2006, « ne seront pas traduits devant la justice », a-t-il ajouté. M. Qorabi a dénoncé « ce qui s’est passé (hier) matin au Palais de justice ». « Les autorités syriennes, selon lui, ont prouvé ainsi que le pouvoir judiciaire n’est pas indépendant, mais lié au pouvoir exécutif ».
L’écrivain et opposant syrien Michel Kilo a été inculpé pour avoir « provoqué des dissensions confessionnelles » et « ne sera pas libéré comme prévu », a déclaré hier le président de l’Organisation nationale des droits de l’homme en Syrie (ONDHS), l’avocat Ammar Qorabi. « Michel Kilo ne sera pas libéré comme prévu. Il a été inculpé par la justice d’avoir exposé la Syrie à la menace d’actes agressifs, d’avoir affaibli le sentiment national, d’avoir porté atteinte à l’image de l’État et d’avoir provoqué des dissensions confessionnelles », a affirmé à l’AFP M. Qorabi. M. Kilo (57 ans) devait être libéré jeudi après le versement d’une caution de 20 dollars, mais des procédures légales ont retardé sa libération, avait indiqué vendredi dernier M. Qorabi. Il risque « de trois...