Social
Environ 10 % de la population en état de « grande précarité »
le 21 octobre 2006 à 00h00
Environ 10 % de la population libanaise, « soit 400 000 à 500 000 personnes », sont en situation de « grande précarité » depuis le conflit de juillet-août, a indiqué hier le Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR).
« Le chiffre de 400 000 à 500 000 personnes me paraît correspondre à la réalité », a déclaré Stéphane Jacquemet, représentant du HCR au Liban.
Le HCR évalue également 150 000 à 200 000 le nombre de personnes « très fragilisées », dont les maisons ont été entièrement détruites par les bombardements israéliens.
Par ailleurs, les familles du Sud regagnaient traditionnellement en nombre la banlieue sud de Beyrouth en hiver, pendant le creux de la saison agricole ; or, du fait des très nombreuses destructions dans ces quartiers, « les loyers ont fortement augmenté et d’une manière générale tout coûte plus cher », a-t-il expliqué.
« Tout contribue, depuis la guerre, à marginaliser encore davantage ces populations », selon le représentant du Haut-Commissariat.
Le conflit, qui s’est déroulé du 12 juillet au 14 août, a entraîné une perte du revenu agricole, la majorité de la population du sud du Liban s’étant déplacée pour fuir les hostilités. Depuis, les familles qui sont revenues ne peuvent pas toujours reprendre les travaux des champs en raison notamment des nombreux engins non explosés, estimés à plusieurs centaines de milliers au moins.
« La perte de revenu 2006 est avérée, la question se pose maintenant de savoir si celui de 2007 sera sauvegardé », a souligné M. Jacquemet.
Selon lui, néanmoins, « la grande majorité des engins non explosés aura été nettoyée d’ici à fin 2007 » grâce à la présence de 47 équipes internationales et libanaises de déminage et de dépollution.
Environ 10 % de la population libanaise, « soit 400 000 à 500 000 personnes », sont en situation de « grande précarité » depuis le conflit de juillet-août, a indiqué hier le Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR).
« Le chiffre de 400 000 à 500 000 personnes me paraît correspondre à la réalité », a déclaré Stéphane Jacquemet, représentant du HCR au Liban.
Le HCR évalue également 150 000 à 200 000 le nombre de personnes « très fragilisées », dont les maisons ont été entièrement détruites par les bombardements israéliens.
Par ailleurs, les familles du Sud regagnaient traditionnellement en nombre la banlieue sud de Beyrouth en hiver, pendant le creux de la saison agricole ; or, du fait des très nombreuses destructions dans ces quartiers, « les loyers ont fortement augmenté et d’une manière...
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