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Tabagisme passif: protéger les non-fumeurs est un devoir

La confirmation des risques du tabagisme passif est, selon plusieurs experts, un des «faits nouveaux» qui impliquent d’agir pour protéger les non-fumeurs et non plus seulement d’éviter de les gêner. Dans les 25 pays de l’UE, la fumée du tabac des autres serait responsable de plus de 79000 décès par an, dont 72000 dus au tabagisme passif à domicile et plus de 7000 à celui subi au travail, selon un rapport réalisé sous la responsabilité de la Société européenne de pneumologie, de l’Institut national du cancer et d’autres organismes (Cancer Research UK, European Heart Network). Le tabagisme passif ferait 325 morts par an dans l’UE parmi les personnes travaillant dans des bars, restaurants et discothèques, selon ce rapport. L’infarctus du myocarde (32342 décès) et les attaques cérébrales (28591 décès) sont les premières causes de mortalité dues au tabagisme passif dans l’UE, suivies par les cancers du poumon (13241 décès) et des maladies respiratoires chroniques. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) relève que le tabagisme des parents accroît les taux de mort subite du nourrisson, d’asthme, d’otites, de bronchites et d’autres infections respiratoires chez les enfants. La fumée d’une cigarette se consumant lentement dans un cendrier, inhalée par l’entourage du fumeur, «est plus riche en monoxyde de carbone» et certains autres composés que celle absorbée par le fumeur tirant sur sa cigarette, explique le Pr Bertrand Dautzenberg, vice-président de l’Alliance contre le tabac. La fumée de cigarettes contient 4000 substances, dont plus de quarante jugées cancérogènes, souligne-t-il, sa composition variant en fonction de l’apport en oxygène et de la température de combustion. Dès le début des années 90, l’OMS avait lancé des mises en garde, en s’appuyant sur une étude montrant une augmentation de 34% des cancers du poumon chez les non-fumeurs travaillant avec des fumeurs. Mais le tabagisme passif n’a été officiellement classé «cancérogène» qu’en 2002 par le Centre international de recherche sur le Cancer (CIRC) de l’OMS. Interdire de fumer sur le lieu de travail pourrait réduire de 8% l’incidence des cancers du poumon et jusqu’à 30% l’apparition d’asthme ou de bronchite chronique, selon une étude portant sur quatorze pays européens rendue publique en septembre dernier.
La confirmation des risques du tabagisme passif est, selon plusieurs experts, un des «faits nouveaux» qui impliquent d’agir pour protéger les non-fumeurs et non plus seulement d’éviter de les gêner.
Dans les 25 pays de l’UE, la fumée du tabac des autres serait responsable de plus de 79000 décès par an, dont 72000 dus au tabagisme passif à domicile et plus de 7000 à celui subi au travail, selon un rapport réalisé sous la responsabilité de la Société européenne de pneumologie, de l’Institut national du cancer et d’autres organismes (Cancer Research UK, European Heart Network).
Le tabagisme passif ferait 325 morts par an dans l’UE parmi les personnes travaillant dans des bars, restaurants et discothèques, selon ce rapport.
L’infarctus du myocarde (32342 décès) et les attaques cérébrales (28591 décès)...