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ÉTATS-UNIS Baisse spectaculaire du déficit budgétaire à 248 milliards de dollars en 2006

Les États-Unis ont enregistré en 2006 une baisse spectaculaire de leur déficit budgétaire, à 248 milliards de dollars contre 319 milliards en 2005, grâce à des rentrées d’impôts en nette hausse, a indiqué hier le Trésor. C’est le plus petit déficit enregistré depuis 2002. L’exercice budgétaire s’est achevé le 30 septembre. Ces chiffres sont nettement inférieurs aux estimations antérieures puisque la Maison-Blanche tablait à l’origine sur un « trou » de l’ordre de 423 milliards de dollars, qu’elle a révisé à 296 milliards seulement en juillet. La surprise était toutefois attendue car une agence du Congrès avait publié vendredi ses propres estimations qui montraient une nette diminution du déficit (elle tablait sur 250 milliards, ce qui représente 1,9 % du produit intérieur brut). Les dépenses comme les recettes ont atteint des niveaux records l’an dernier, alors que les rentrées d’impôts dopaient les revenus des caisses publiques, a précisé le Trésor. Les dépenses ont progressé de 7,3 % à 2 654 milliards de dollars, et les recettes ont de leur côté augmenté de 11,8 % à 2 407 milliards de dollars, a précisé le Trésor. Les rentrées d’impôts ont enregistré une forte progression puisqu’elles ont augmenté de 12,6 % à 1 044 milliards de dollars du côté des particuliers et de 27 % à 353,9 milliards de dollars du côté des entreprises, a précisé le Trésor. La santé est restée le premier poste de dépenses budgétaires en 2006 à 614,3 milliards de dollars (+5,6 %), suivie par l’assurance retraite à 587,5 milliards (+4,7 %). Les dépenses liées à la défense ont atteint 499,4 milliards (+5,3 %), et celles du service de la dette se sont élevées à 405,9 milliards de dollars (+15,2 %). Ces chiffres devraient apporter une bouffée d’air au Parti républicain qui se débat sur plusieurs fronts – scandale de mœurs, détérioration en Irak... – à moins de quatre semaines des élections parlementaires. Le Trésor n’a pas précisé quel pourcentage exact du produit intérieur brut (PIB) représentait ce déficit, mais il devrait conforter le président George W. Bush dans son intention de diviser le déficit budgétaire par deux. M. Bush estime que l’économie se redresse et que le déficit baisse en raison de sa politique de baisse d’impôts qui a permis de relancer la croissance, et attribue la détérioration des déficits sous sa présidence aux chocs qui ont frappé les États-Unis, depuis le 11-Septembre jusqu’aux scandales d’entreprise. L’opposition en revanche fait valoir que c’est depuis l’arrivée à la Maison-Blanche de M. Bush que les finances publiques ont plongé dans le rouge, et a régulièrement dénoncé le caractère inéquitable de ses baisses d’impôts. Les économistes soulignent aussi que les rentrées d’impôts qui ont permis l’embellie de 2006 sont étroitement liées à la croissance et qu’elles risquent de ne pas être aussi importantes maintenant que l’économie tourne en sous-régime.

Les États-Unis ont enregistré en 2006 une baisse spectaculaire de leur déficit budgétaire, à 248 milliards de dollars contre 319 milliards en 2005, grâce à des rentrées d’impôts en nette hausse, a indiqué hier le Trésor.
C’est le plus petit déficit enregistré depuis 2002. L’exercice budgétaire s’est achevé le 30 septembre.
Ces chiffres sont nettement inférieurs aux estimations antérieures puisque la Maison-Blanche tablait à l’origine sur un « trou » de l’ordre de 423 milliards de dollars, qu’elle a révisé à 296 milliards seulement en juillet.
La surprise était toutefois attendue car une agence du Congrès avait publié vendredi ses propres estimations qui montraient une nette diminution du déficit (elle tablait sur 250 milliards, ce qui représente 1,9 % du produit intérieur brut).
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