PÉTROLE
Le marché doute que l’OPEP baisse
vraiment sa production
le 11 octobre 2006 à 00h00
Les prix du pétrole ont reculé hier car les opérateurs doutaient que l’OPEP mette en œuvre la réduction de production souhaitée par son président.
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) n’a pas encore pris de décision claire en réponse à la chute de 25 % du prix du baril depuis les records de l’été.
Son président, le Nigérian Edmund Daukoru, a proposé dimanche de réduire d’un million de barils par jour (mbj) le plafond de production du cartel, actuellement fixé à 28 mbj. Mais les pays membres n’ont pas encore tous répondu officiellement à son appel.
Pour l’instant, le Venezuela, l’Iran, le Koweït et l’Arabie saoudite se sont dit favorables à une baisse de la production, tandis que d’autres pays, comme l’Algérie, ont souhaité avant toute chose que la décision soit officialisée lors d’une réunion d’urgence de l’organisation, qui pourrait avoir lieu dès la semaine prochaine à Vienne.
« La perception d’une absence d’engagement de tous les membres de l’OPEP motive désormais les vendeurs sur le marché », ont expliqué les analystes de BMO Capital Markets.
« Le marché n’est pas sûr que l’OPEP mette en application la réduction demandée », a renchéri Michael Davies, de la maison de courtage Sucden. « Les ministres de l’OPEP restent divisés sur une éventuelle officialisation de l’accord et il n’est pas encore complètement certain que la réduction porte sur la production réelle plutôt que sur les quotas », a-t-il observé.
Les pays de l’OPEP (sans compter l’Irak, exclu du système des quotas) fournissent en effet déjà moins de brut que leurs quotas les y autorisent. Leur production actuelle est estimée à 27,5 mbj, pour des quotas de 28 mbj au total.
Une baisse du plafond d’un million de barils par jour, à 27 mbj, ne reviendrait donc en réalité qu’à réduire de 500 000 barils par jour l’offre réelle des membres de l’OPEP.
« Les opérateurs sceptiques attendent qu’un accord formel ou qu’une réunion formelle du cartel soient annoncés », a expliqué Mike Wittner, analyste à la banque Calyon.
En termes de volumes, le Nigeria s’est déjà engagé à réduire sa production de 120 000 barils par jour, le Venezuela de 50 000 barils par jour et l’Arabie saoudite s’est dit prête à assumer à elle seule une baisse de 300 000 barils par jour.
Les investisseurs n’ont pas paru s’inquiéter de la violence au Nigeria, premier producteur d’Afrique, où des jeunes gens armés qui occupaient une station de pompage Shell dans le delta du Niger (Sud) ont pris en otages 60 employés de la compagnie et de sociétés sous-traitantes.
Les prix du pétrole ont reculé hier car les opérateurs doutaient que l’OPEP mette en œuvre la réduction de production souhaitée par son président.
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) n’a pas encore pris de décision claire en réponse à la chute de 25 % du prix du baril depuis les records de l’été.
Son président, le Nigérian Edmund Daukoru, a proposé dimanche de réduire d’un million de barils par jour (mbj) le plafond de production du cartel, actuellement fixé à 28 mbj. Mais les pays membres n’ont pas encore tous répondu officiellement à son appel.
Pour l’instant, le Venezuela, l’Iran, le Koweït et l’Arabie saoudite se sont dit favorables à une baisse de la production, tandis que d’autres pays, comme l’Algérie, ont souhaité avant toute chose que la décision soit...
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