Simple remplaçant au Bayern Munich, l’attaquant allemand Lukas Podolski accumule les frustrations, espérant que sa bonne étoile brillera de nouveau lors du match de qualifications à l’Euro 2008 (groupe D) contre la Slovaquie, à Bratislava.
Une titularisation en six matches et aucun but en championnat, une réalisation en Coupe d’Allemagne (contre St. Pauli) et en Ligue des champions (contre l’Inter Milan) : le bilan de « Prinz Poldi » est mince au regard des attentes et de son passé récent à Cologne ou en équipe nationale.
« Si je disais que je suis satisfait, je ne serais pas footballeur, affirme le jeune attaquant en commentant son début de saison. Je veux toujours jouer. Mais j’ai 21 ans, je ne me prends pas la tête pour savoir pourquoi je ne joue pas à chaque fois 90 minutes. »
« Bien sûr, c’est normal d’avoir des fluctuations, mais il doit travailler et redevenir ce qu’il était, assure le meneur de jeu de la Mannschaft Michael Ballack. Il doit montrer qu’il est concentré, il doit faire plus. » L’attaquant (36 sélections pour 20 buts) est en effet loin de son niveau de ses dernières années, et surtout de la Coupe du monde où il avait inscrit trois buts. Adulé à Cologne, relégué en 2e division cette saison, il a dû se fondre dans la masse des vedettes du Bayern Munich.
Provocation
Son exclusion contre la Géorgie samedi (victoire 2-0) fut le dernier signe visible de sa frustration. L’attaquant, qui affirme avoir été provoqué par Chisanishvili, s’est vengé en frappant le défenseur géorgien au tibia (48). Il a toutefois évité le pire en étant suspendu par sa fédération pour deux matches amicaux et non pour des rencontres officielles.
« Même si j’ai été provoqué, cela n’aurait pas dû se passer », a admis Podolski après la rencontre.
Face aux moues dubitatives concernant ses résultats, Podolski veut faire front. Son transfert au Bayern « a été une très bonne chose » et le jeune homme, qui sait ce qu’il veut, « ne regrette pas de l’avoir fait ».
Selon lui, on ne devrait pas « faire toute une histoire » de sa présence sur le banc du meilleur club d’Allemagne. « Il était clair depuis le début que cela serait difficile », poursuit-il, « je savais que j’aurais du mal pendant les premières semaines » après une longue Coupe du monde. Mais Poldi se sent désormais « prêt ».
Contrairement à Felix Magath, l’entraîneur du Bayern, le sélectionneur allemand Joachim Low lui a toujours réservé une place de titulaire aux côtés de Miroslav Klose. Une faveur que Low n’a pas eu à regretter avec cinq buts marqués depuis la fin du Mondial. L’entraîneur national espère que Podolski gardera intact son bilan flatteur jusqu’ici de quatre victoires en quatre rencontres, en vengeant au passage l’affront de la défaite (2-0) lors de sa dernière visite à Bratislava, en septembre 2005. À l’époque, Podolski était rentré en seconde mi-temps, mais n’avait pu renverser le cours du jeu.
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Une titularisation en six matches et aucun but en championnat, une réalisation en Coupe d’Allemagne (contre St. Pauli) et en Ligue des champions (contre l’Inter Milan) : le bilan de « Prinz Poldi » est mince au regard des attentes et de son passé récent à Cologne ou en équipe nationale.
« Si je disais que je suis satisfait, je ne serais pas footballeur, affirme le jeune attaquant en commentant son début de saison. Je veux toujours jouer. Mais j’ai 21 ans, je ne me prends pas la tête pour savoir pourquoi je ne joue pas à chaque fois 90 minutes. »
« Bien sûr, c’est...