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Karamé met en garde contre une démocratie consensuelle sélective

L’ancien Premier ministre, Omar Karamé, a réaffirmé hier la nécessité de réinstaurer une démocratie consensuelle, affirmant que les détracteurs du gouvernement ne veulent pas sa chute, mais une meilleure représentativité des forces actives. Il a indirectement critiqué le communiqué de l’Assemblée des évêques maronites, en estimant que « les autorités religieuses doivent adopter des positions qui unifient et qui ne divisent pas ». Dans une déclaration qu’il a faite au cours d’un iftar donné à Minié, M. Karamé a indiqué que si les anciens chefs de gouvernement ont signé un protocole d’entente, « c’est en raison des dangers qui guettent le pays ». Il a souligné « les appréhensions des Libanais face à la virulence des discours politiques et des campagnes politiques orchestrées », estimant que même l’opinion publique est divisée et redoute l’avenir. M. Karamé a également mis l’accent sur la nécessité d’un rétablissement de la démocratie consensuelle au Liban, affirmant que « celle-ci ne peut pas être sélective, en ce sens qu’elle est valable dans certaines circonstances et inadéquates en d’autres occasions ». « C’est en raison de notre attachement à la démocratie consensuelle que nous avons réclamé la mise en place d’un gouvernement d’union nationale », a-t-il déclaré, avant d’exprimer son étonnement face à la levée de boucliers contre cette initiative. « Nous n’avons pas réclamé la chute du gouvernement, mais certaines parties politiques qui ont une représentation populaire et officielle importante doivent faire partie de ce gouvernement, notamment après la guerre destructrice de juillet », a estimé M. Karamé. Selon lui, l’équipe au pouvoir « ne peut pas, dans sa configuration actuelle, faire face aux gigantesques problèmes que le Liban connaît depuis juillet ». « Preuve en est qu’aucun de ces problèmes n’a été réglé. Le gouvernement semble expédier seulement les affaires courantes parce que des acteurs principaux de la vie politique n’y sont pas représentés et c’est une des principales raisons de la tension qui prévaut », a-t-il dit. Commentant ensuite sans le citer le communiqué des évêques maronites, il s’est dit « étonné par les autorités religieuses que nous respectons mais à qui nous demandons seulement de ne pas se mêler de politique ». « Nous avons de tout temps invité les autorités religieuses à adopter des positions qui unifient et ne divisent pas, qui peuvent garantir la stabilité et qui ne poussent pas les Libanais à s’entretuer », a-t-il déclaré.
L’ancien Premier ministre, Omar Karamé, a réaffirmé hier la nécessité de réinstaurer une démocratie consensuelle, affirmant que les détracteurs du gouvernement ne veulent pas sa chute, mais une meilleure représentativité des forces actives. Il a indirectement critiqué le communiqué de l’Assemblée des évêques maronites, en estimant que « les autorités religieuses doivent adopter des positions qui unifient et qui ne divisent pas ».
Dans une déclaration qu’il a faite au cours d’un iftar donné à Minié, M. Karamé a indiqué que si les anciens chefs de gouvernement ont signé un protocole d’entente, « c’est en raison des dangers qui guettent le pays ». Il a souligné « les appréhensions des Libanais face à la virulence des discours politiques et des campagnes politiques orchestrées », estimant que...