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Arsenal : revoilà la tornade Henry

Deux matchs, deux buts, deux passes décisives : l’attaquant français d’Arsenal Thierry Henry, étincelant mardi contre Porto en Ligue des champions de football (2-0), a lancé sa saison et démontré qu’il était essentiel à son équipe. Certes, Henry n’était pas là pour les victoires à Hambourg (2-1) et à Manchester United (1-0). Mais les deux matchs disputés depuis, contre Sheffield United (3-0) et Porto, ont clos le débat qui commençait à poindre dans la presse anglaise sur « Arsenal qui gagne sans Henry » et sur une supposée « fatigue post-Mondial » du capitaine des Gunners. Henry avait demandé de la « patience » aux supporteurs. Ils n’ont pas eu à attendre longtemps. Contre Sheffield samedi, il a offert le premier but, a marqué le deuxième et provoqué le troisième, un défenseur étant contraint de détourner son centre dans ses propres filets. Face à Porto, il a marqué son 42e but en 72 matchs de Ligue des champions et a offert l’autre à Hleb. « Les chiffres ne mentent pas », a commenté son entraîneur Arsène Wenger. Se félicitant du bilan de buteur de son joueur, le Français l’a jugé d’autant plus « impressionnant » que « Thierry ne joue pas seulement pour marquer des buts ». Comme contre Sheffield, Henry est descendu chercher un nombre incalculable de ballons au milieu de terrain, s’en est allé provoquer, tantôt au centre, tantôt à gauche, est revenu défendre près de sa surface... Et si Robin Van Persie et Cesc Fabregas avaient été plus opportunistes, son bilan de passes décisives serait plus élevé. « Il avait besoin de ce match (face à Sheffield) pour revenir à son meilleur niveau et je pense qu’il sera plus actif et plus dangereux contre Porto », prévoyait Wenger dont l’équipe a livré un match digne du favori qu’elle est devenue depuis sa finale de Ligue des champions. Imprévisible Henry pose un gros problème aux défenseurs qui en sont chargés : il est imprévisible, où qu’il soit sur le terrain. Il peut tirer, il peut passer. « Contre Sheffield, j’aurais pu tenter, mais j’ai vu Cesc (Fabregas) dans la surface et je lui ai passé la balle », a expliqué l’international français à propos du premier but. Et maintenant, Henry marque de la tête, officiellement son point faible. « Même après sept ans, un joueur peut apprendre et vous montrer un nouvel aspect de ses qualités, s’est félicité Wenger. Il cherche toujours à s’améliorer. C’est pourquoi il réussit. » « Thierry adore marquer, il cherche toujours à être à la réception des ballons, et il a le timing et l’habileté », a poursuivi Wenger. Mardi, le champion du monde 1998 a donné l’impression de savoir avant tout le monde où le centre allait arriver, s’écartant de deux mètres de Pepe avant même que le ballon quitte le pied d’Emmanuel Eboué, pour piquer sa tête croisée victorieuse. Ses deux buts de la tête face à Sheffield et Porto sont d’ailleurs venus du côté droit, sur deux centres d’Eboué. « C’est le début d’un bon partenariat », s’est félicité l’entraîneur. « Il est bien. Je le sens bien. Il va encore être là cette année », a dit son partenaire William Gallas, qui, avant de se blesser dans les ultimes secondes, a montré mardi sa solidité derrière et a amené le deuxième but de son équipe. Malgré le retard au classement, imputable à un début de saison poussif, Arsenal prétend au titre. Avec un Henry à ce niveau, l’objectif est accessible. Tout comme le Ballon d’or vers lequel le Français s’avance à grandes enjambées. Le Français Thierry Henry, buteur mardi face au Porto, est en train de retrouver l’efficacité qui avait fait de lui l’un des meilleurs attaquants de la planète. Les résultats d’hier Groupe A Levski Sofia-Chelsea 1-3 Werder Brême-Barcelone 1-1. Groupe B Spartak Moscou-Sporting Portugal 1-1 Inter Milan-Bayern Munich 0-2. Groupe C Bordeaux-PSV Eindhoven 0-1 Liverpool-Galatasaray 3-2. Groupe D Chakhtior Donetsk-Olympiakos 2-2 Valence-AS Rome 2-1.
Deux matchs, deux buts, deux passes décisives : l’attaquant français d’Arsenal Thierry Henry, étincelant mardi contre Porto en Ligue des champions de football (2-0), a lancé sa saison et démontré qu’il était essentiel à son équipe.
Certes, Henry n’était pas là pour les victoires à Hambourg (2-1) et à Manchester United (1-0). Mais les deux matchs disputés depuis, contre Sheffield United (3-0) et Porto, ont clos le débat qui commençait à poindre dans la presse anglaise sur « Arsenal qui gagne sans Henry » et sur une supposée « fatigue post-Mondial » du capitaine des Gunners.
Henry avait demandé de la « patience » aux supporteurs. Ils n’ont pas eu à attendre longtemps.
Contre Sheffield samedi, il a offert le premier but, a marqué le deuxième et provoqué le troisième, un défenseur étant contraint...