Les Israéliens du Nord attendent la prochaine guerre
le 28 septembre 2006 à 00h00
Dans le nord d’Israël, les hôtels ont rouvert leurs portes, mais les touristes reviennent au compte-gouttes, selon un reportage Reuters daté de Kyriat Shmona. Des ouvriers s’activent aussi pour réparer les maisons touchées par les roquettes du Hezbollah cet été.
Cependant, et malgré cet apparent retour à la normale, la population redoute déjà une nouvelle guerre. Contre le Hezb, ou, pire, contre celui qui est perçu comme son principal parrain, l’Iran. « Nous ne nous sentons pas plus en sécurité aujourd’hui. Il y a toujours des milliers de roquettes dirigées contre nous », assure Raz Flusman, 30 ans, copropriétaire d’un magasin d’informatique à Kyriat Shmona, où un millier de missiles se sont abattus durant la guerre.
« Si vous retirez les armes de tous les pays arabes, alors vous aurez la paix. Si vous retirez les armes d’Israël, dans la minute qui suit nous ne serons plus là », assure Flusman.
L’inquiétude est bien palpable dans ces villes du Nord, à l’heure où les dernières troupes israéliennes devraient avoir achevé leur retrait du Sud-Liban.
Depuis la trêve du 14 août, le moral des Israéliens est en berne. Beaucoup ont perdu confiance dans le gouvernement d’Ehud Olmert et dans leur armée, tous deux accusés d’avoir mal géré l’offensive. Certains sont, en outre, convaincus que la capacité de dissuasion militaire de l’État juif envers ses principaux ennemis a été entamée.
« C’est un mauvais pressentiment » reconnaît Reuven Wineberg, 52 ans, propriétaire de l’hôtel Alaska Inn dans le village de Metula. « Cela arrivera encore, c’est sûr. Si nous avons de la chance, ce sera dans un ou deux ans. Sinon, cela pourrait être dès demain. » Les habitants se disent également sceptiques quant à l’efficacité de la nouvelle force onusienne au Liban. « Même si les Casques bleus ne font pas un bon boulot, on ne devrait pas rester là-bas, cela ne fait qu’enflammer les choses », estime Netta Reches, 34 ans, propriétaire d’une boutique d’artisanat à Metula.
Dans le nord d’Israël, les hôtels ont rouvert leurs portes, mais les touristes reviennent au compte-gouttes, selon un reportage Reuters daté de Kyriat Shmona. Des ouvriers s’activent aussi pour réparer les maisons touchées par les roquettes du Hezbollah cet été.
Cependant, et malgré cet apparent retour à la normale, la population redoute déjà une nouvelle guerre. Contre le Hezb, ou, pire, contre celui qui est perçu comme son principal parrain, l’Iran. « Nous ne nous sentons pas plus en sécurité aujourd’hui. Il y a toujours des milliers de roquettes dirigées contre nous », assure Raz Flusman, 30 ans, copropriétaire d’un magasin d’informatique à Kyriat Shmona, où un millier de missiles se sont abattus durant la guerre.
« Si vous retirez les armes de tous les pays arabes, alors vous aurez la paix. Si...
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