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Actualités - Chronologie

La France très encouragée par le nouveau rapport d’étape

La France s’est déclarée hier très encouragée par le rapport d’étape publié la veille dans l’enquête internationale de l’ONU sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri. Le rapport a en effet reconnu qu’un jeune homme était au volant d’une camionnette, et que de ce jeune homme il ne reste qu’une dent et 27 parties du corps identifiées grâce à leur ADN. Se trouvait-il dans le véhicule piégé ou à côté ? Les enquêteurs de l’ONU l’ignorent. La couronne de sa dent porte « une marque distinctive » très peu commune chez les Libanais et qui laisse penser qu’il était étranger. D’autre part, pour déterminer s’il y a eu une seule explosion – et non deux – et si elle était en surface et non souterraine, les enquêteurs ont reconstitué en 3D la scène du crime, assemblé des données, notamment sur le cratère creusé par la bombe et les particularités du véhicule piégé. Par ailleurs, les enquêteurs mènent en parallèle des interrogatoires auprès des témoins, de la famille, des amis et collaborateurs de Hariri, des politiques, et des responsables de services de sécurité libanais et syriens. Sont analysés les appels des propriétaires de six cartes SIM, complices présumés de l’attentat. Au total, des « millions d’appels téléphoniques », impliquant 17 pays, sont analysés sur cette affaire et 13 autres attentats ou tentatives d’attentat commis au Liban entre octobre 2004 et décembre 2005, et qui seraient tous liés. Reste à éclaircir la question-clé : qui a envoyé le jeune homme et la camionnette bourrée d’explosifs devant le Saint-Georges ? Et pourquoi ? Les motivations potentielles pour tuer Hariri sont multiples : ses relations tendues avec la Syrie, les élections libanaises, ses relations personnelles et commerciales, l’affaire de la banque al-Madina soupçonnée de fraudes et à laquelle il voulait s’attaquer une fois de retour au pouvoir. Les enquêteurs s’interrogent néanmoins encore pour savoir si un seul groupe a commis l’assassinat ou si plusieurs groupes ou individus, ayant des motifs différents, ont uni leurs forces. Enfin, le rôle d’Ahmad Abou Adass, qui avait revendiqué l’attentat sur une vidéo, continue d’intriguer. Rien ne permet jusqu’ici d’établir que ce jeune Palestinien, qui aurait enregistré cette cassette sous la menace, selon des témoins, est le jeune homme qui allait donner la mort à Rafic Hariri. La France appelle à aller de l’avant « Cette appréciation nous apparaît très encourageante », a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Mattéi, à l’AFP, en saluant « la détermination et le professionnalisme » de la commission d’enquête conduite par le magistrat belge Serge Brammertz. Ce nouveau rapport « fait état de progrès importants sur certains volets de l’enquête, notamment à propos de la scène du crime et à propos de l’analyse des enregistrements de conversations téléphoniques », a précisé M. Mattéi. « Certains éléments de l’enquête tendent à établir des liens et des similarités entre l’attentat commis contre Rafic Hariri et 14 autres attentats survenus depuis le 1er octobre 2004 au Liban », a-t-il relevé. Paris appelle parallèlement à « aller de l’avant dans la mise en place du tribunal international qui devra être prêt à juger les responsables dès lors que l’enquête sera achevée ». « Le Conseil de sécurité des Nations unies devrait être prochainement saisi pour avis du projet de statut que le conseiller juridique des Nations unies est en train de finaliser avec les autorités libanaises », a dit M. Mattéi. Le Conseil de sécurité a prévu des consultations sur ce rapport vendredi prochain et devrait alors entendre M. Brammertz.
La France s’est déclarée hier très encouragée par le rapport d’étape publié la veille dans l’enquête internationale de l’ONU sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri.
Le rapport a en effet reconnu qu’un jeune homme était au volant d’une camionnette, et que de ce jeune homme il ne reste qu’une dent et 27 parties du corps identifiées grâce à leur ADN. Se trouvait-il dans le véhicule piégé ou à côté ? Les enquêteurs de l’ONU l’ignorent. La couronne de sa dent porte « une marque distinctive » très peu commune chez les Libanais et qui laisse penser qu’il était étranger.
D’autre part, pour déterminer s’il y a eu une seule explosion – et non deux – et si elle était en surface et non souterraine, les enquêteurs ont reconstitué en 3D la scène du crime,...