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France Chirac intervient pour calmer la colère des magistrats contre Sarkozy

Le président français, Jacques Chirac, est intervenu hier pour calmer la colère des magistrats en les assurant de sa « confiance » après des accusations de laxisme du ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, qui s’en est remis de son côté « au jugement des Français ». M. Chirac a reçu le plus haut magistrat du pays, le premier président de la Cour de cassation, Guy Canivet. Celui-ci avait sollicité une audience, indigné comme d’autres hauts responsables du monde judiciaire que le favori de la droite pour la présidentielle de 2007 ait parlé jeudi d’une « forme de démission » de certains juges face aux jeunes délinquants des banlieues. Après cette entrevue, M. Chirac, garant selon la Constitution de la séparation des pouvoirs et donc de l’indépendance de la justice, a adressé aux magistrats « un message de confiance dans leur engagement et leur esprit de responsabilité ». Il a marqué sa distance avec M. Sarkozy en rappelant sa « très grande exigence quant au respect de l’indépendance des magistrats et à la nécessaire sérénité qui doit présider à l’exercice de leur mission ». C’était la « réponse institutionnelle appropriée », s’est félicité M. Canivet, souhaitant dans un souci « d’apaisement » que « la polémique s’arrête ». Face à l’ampleur prise par l’affaire, M. Sarkozy a lâché du lest hier : il a assuré n’avoir « jamais » voulu mettre en cause l’ensemble des magistrats. Mais il a redit, comme la veille, que « c’est le jugement des Français qui compte ». Les magistrats, eux, sont amers. Témoignant sous couvert d’anonymat dans la presse d’hier, certains se disaient « écœurés », d’autres « furieux » ou s’inquiétaient d’un système où, selon eux, la séparation des pouvoirs n’existe plus. Dans les rangs de la majorité de droite au pouvoir, le malaise est aussi perceptible, selon la presse, et certains considèrent que M. Sarkozy est allé trop loin et risque de s’aliéner l’électorat de droite modéré à l’approche de la présidentielle.

Le président français, Jacques Chirac, est intervenu hier pour calmer la colère des magistrats en les assurant de sa « confiance » après des accusations de laxisme du ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, qui s’en est remis de son côté « au jugement des Français ». M. Chirac a reçu le plus haut magistrat du pays, le premier président de la Cour de cassation, Guy Canivet. Celui-ci avait sollicité une audience, indigné comme d’autres hauts responsables du monde judiciaire que le favori de la droite pour la présidentielle de 2007 ait parlé jeudi d’une « forme de démission » de certains juges face aux jeunes délinquants des banlieues. Après cette entrevue, M. Chirac, garant selon la Constitution de la séparation des pouvoirs et donc de l’indépendance de la justice, a adressé aux magistrats « un...