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Une flottille européenne en pleine action

Au-dessus des eaux de la Méditerranée, la voix crépite sur le résau radio : « Ceci est un hélicoptère français patrouillant les eaux internationales. » L’appel de l’appareil, qui vient de décoller de la frégate Cassard, s’adresse au capitaine du Gennyfer, un cargo qui navigue au large du Liban, rapporte Hervé Asquin, de l’AFP, à bord de la frégate. Le Panther survole le bateau, et l’opérateur qui seconde les pilotes procède à une série de vérifications : port de départ, destination, cargaison, immatriculation. Puis l’appareil s’éloigne. L’hélicoptère et la frégate qui le transporte sont deux éléments-clés de la force navale internationale qui patrouille le long des côtes libanaises depuis la levée du blocus israélien le 8 septembre. Elle a pour mission de prévenir les trafics d’armes illégaux vers le Liban, dans le cadre de la résolution 1701 de l’ONU. « La mise en place d’un dispositif temporaire de surveillance des eaux territoriales libanaises a permis la levée du blocus israélien », explique le commandant du Cassard, Philippe Dutrieux. L’Allemagne s’est engagée à prendre la relève avec un dispositif naval de cinq bâtiments qui deviendra le volet en mer de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). La force provisoire compte, outre le Cassard, quatre bâtiments italiens, dont le porte-aéronefs Garibaldi, la frégate grecque Kanaris et la frégate britannique York. Et c’est un officier italien, l’amiral Giuseppe di Giorgi, qui la commande. Aux normes de l’OTAN, ces navires sont parfaitement « interopérables » et s’échangent toutes les données recueillies par leurs radars et leurs capteurs. L’hélicoptère du Cassard effectue chaque jour une à deux sorties de deux à trois heures. Lundi, il a vérifié quatre bateaux, notamment à la limite des eaux territoriales syriennes. « Nous disposons d’une liste noire de navires », explique Gilles Bezanilla, « opérateur tactique » de l’appareil. Assis derrière les pilotes, il scrute dès le décollage l’écran radar à la recherche de navires de commerce dont il suit la route. Déterminer si l’un des bateaux survolés est susceptible de transporter des armes relève plus de la déduction que de la constatation, poursuit-il. « Nous possédons la liste de navires suspects, nous surveillons leur comportement, par exemple s’ils font demi-tour à l’approche de notre hélicoptère, et nous comparons les informations que nous possédons sur eux avec les données qu’ils nous communiquent. » Une fois recueillies les informations demandées, comme dans le cas du Gennyfer, l’opérateur tactique entre ces données dans son ordinateur et prend des photos par la porte ouverte de l’hélicoptère. Puis l’ensemble est analysé au retour de la mission. « Le dispositif est crédible, et permet d’identifier et de contrôler, le cas échéant, l’ensemble des navires qui s’approchent des côtes libanaises », assure le « pacha » du Cassard. L’action de la frégate est cependant plus dissuasive que coercitive. Elle n’est pas mandatée pour procéder elle-même à l’interception de navires et à leur inspection, et communique simplement les informations recueillies sur les navires suspects à l’État libanais. Libre à lui de faire intervenir ensuite ses propres patrouilleurs dans ses eaux territoriales ou de procéder à un contrôle dans ses ports. Pour le Gennyfer, il a pu continuer sa route tranquillement : il ne transportait que des plaques de marbre.
Au-dessus des eaux de la Méditerranée, la voix crépite sur le résau radio : « Ceci est un hélicoptère français patrouillant les eaux internationales. » L’appel de l’appareil, qui vient de décoller de la frégate Cassard, s’adresse au capitaine du Gennyfer, un cargo qui navigue au large du Liban, rapporte Hervé Asquin, de l’AFP, à bord de la frégate.
Le Panther survole le bateau, et l’opérateur qui seconde les pilotes procède à une série de vérifications : port de départ, destination, cargaison, immatriculation. Puis l’appareil s’éloigne.
L’hélicoptère et la frégate qui le transporte sont deux éléments-clés de la force navale internationale qui patrouille le long des côtes libanaises depuis la levée du blocus israélien le 8 septembre.
Elle a pour mission de prévenir les trafics d’armes...