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La levée du siège suscite de fortes critiques en Israël

La levée du blocus au Liban a suscité hier de fortes critiques en Israël, où l’armée et les familles des deux soldats enlevés par le Hezbollah estimaient que l’État hébreu a perdu son dernier moyen de pression pour obtenir leur libération. « Quelques heures avant que ne soit prise la décision de lever le blocus, un officier supérieur de Tsahal avait affirmé qu’il devait se poursuivre pour faire pression sur le Liban et obtenir la libération des militaires enlevés », a ainsi rapporté la radio publique israélienne. Quant à la presse locale, elle soulignait que cette décision a été prise par le Premier ministre israélien Ehud Olmert contre l’avis de l’armée, et alors que son ministre des Transports, Shaul Mofaz, ancien chef d’état-major et ancien ministre de la Défense, la critique ouvertement. Ce dernier, cité par son porte-parole, avait d’ailleurs déclaré qu’Israël « n’aurait dû accepter de lever le blocus au Liban qu’en échange d’informations sur le sort des deux militaires enlevés par le Hezbollah ». Rappelons qu’Ehud Olmert avait publiquement proclamé que l’un des objectifs de la guerre contre le Hezbollah était la libération sans condition des deux militaires. Sa ministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni, avait pour sa part affirmé, pas plus tard que mardi, que la levée du blocus n’aurait lieu « qu’une fois les deux militaires libérés », rapporte le quotidien Yediot Aharonot. « Nous avions établi la formule selon laquelle Israël se retirerait du Liban-Sud avec l’arrivée des forces internationales et, de même, en ce qui concerne le blocus aérien et maritime (du Liban), qu’il serait levé une fois la relève des forces israéliennes assurée par les forces internationales », a-t-elle déclaré hier à la radio publique israélienne pour justifier la décision de son gouvernement. Cette décision a d’ailleurs été prise après que la secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice, et le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, eurent annoncé au PM israélien que « la force multinationale était prête à exercer un contrôle des ports et aéroports du Liban », avait souligné mercredi la présidence du Conseil à Jérusalem. C’est dans ce contexte qu’Ehud Olmert a reçu hier les familles des deux militaires, une démarche pour tenter de les apaiser et leur expliquer sa décision de lever le blocus, les familles ayant en effet accueilli cette nouvelle avec colère et désarroi. En levant le blocus, « nous perdons un important moyen de pression sur le gouvernement et les Libanais eux-mêmes », a déclaré à la radio militaire Benny Regev, le frère du soldat Eldad Regev. Il a exprimé la crainte qu’avec la levée du blocus aérien et maritime, les deux soldats pourraient être transférés vers l’Iran. « Les deux soldats enlevés se trouvent, à notre connaissance, au Liban. Demain, le blocus levé, ils pourront se retrouver à Téhéran et connaître ainsi le sort de Ron Arad », a-t-il soutenu.
La levée du blocus au Liban a suscité hier de fortes critiques en Israël, où l’armée et les familles des deux soldats enlevés par le Hezbollah estimaient que l’État hébreu a perdu son dernier moyen de pression pour obtenir leur libération.
« Quelques heures avant que ne soit prise la décision de lever le blocus, un officier supérieur de Tsahal avait affirmé qu’il devait se poursuivre pour faire pression sur le Liban et obtenir la libération des militaires enlevés », a ainsi rapporté la radio publique israélienne. Quant à la presse locale, elle soulignait que cette décision a été prise par le Premier ministre israélien Ehud Olmert contre l’avis de l’armée, et alors que son ministre des Transports, Shaul Mofaz, ancien chef d’état-major et ancien ministre de la Défense, la critique ouvertement. Ce...