La chaîne de télévision LBCI a diffusé hier soir de très brèves images du pilote israélien Ron Arad, présentées comme tournées en 1988, pour la première fois depuis sa disparition au Liban en 1986.
« Je suis Ron Arad, soldat dans l’armée israélienne », déclare en anglais un homme barbu, les yeux creusés, avec une barbe fournie, filmé à partir de la taille. Ce passage ne dure que quelques secondes. Le documentaire montre ensuite un plan fixe du visage d’Arad.
Ron Arad, dont l’avion avait été abattu au-dessus du Liban-Sud en 1986, avait été capturé par des militants du mouvement Amal, avant que sa trace ne se perde.
La chaîne américaine CNN avait en outre annoncé la semaine dernière que l’un des frères du pilote avait vu les images et les avait jugées authentiques.
Dans ce documentaire intitulé Le grand troc, la LBCI met l’accent sur Moustapha Dirani, un ex-responsable du mouvement Amal, qui aurait été en charge de la surveillance de Ron Arad et qui l’aurait livré au Hezbollah, avant que sa trace ne se perde dans la plaine libanaise de la Békaa. Dirani a été enlevé en 1994 au Liban par un commando israélien et a été libéré en 2004 dans le cadre de l’échange. « Les services de renseignements israéliens ont pu interroger en Allemagne des personnes qui gardaient Ron Arad », affirme dans le documentaire l’avocat israélien de Dirani, Tschivi Rchif.
Cet avocat rappelle d’autre part que 17 Libanais ont été maintenus en détention administrative en Israël pendant des années sans jugement pour servir de monnaie d’échange contre Ron Arad ou des informations sur son sort.
Dirani prend également la parole dans le documentaire pour affirmer qu’il a constamment nié avoir été en contact avec Ron Arad, et qu’il a été torturé et soumis à des abus sexuels.
Jawad Khasfi, un autre Libanais capturé par les Israéliens au Liban-Sud en 1989 et libéré en 2004, affirme pour sa part qu’il « avait servi sous les ordres de Dirani, qui était responsable de Ron Arad ».
Ron Arad fait figure de héros en Israël, qui a toujours refusé de le proclamer officiellement mort, alors que Hassan Nasrallah avait annoncé, début 2006, que le pilote israélien était peut-être mort. Une organisation privée israélienne a même offert en 2004 une récompense de 10 millions de dollars pour toute information crédible sur son sort.
Dans une seconde étape de l’échange restée lettre morte, Israël devait obtenir des informations sur Arad en contrepartie de la libération de Samir Kantar, condamné à 542 ans de prison.
La chaîne de télévision LBCI a diffusé hier soir de très brèves images du pilote israélien Ron Arad, présentées comme tournées en 1988, pour la première fois depuis sa disparition au Liban en 1986.
« Je suis Ron Arad, soldat dans l’armée israélienne », déclare en anglais un homme barbu, les yeux creusés, avec une barbe fournie, filmé à partir de la taille. Ce passage ne dure que quelques secondes. Le documentaire montre ensuite un plan fixe du visage d’Arad.
Ron Arad, dont l’avion avait été abattu au-dessus du Liban-Sud en 1986, avait été capturé par des militants du mouvement Amal, avant que sa trace ne se perde.
La chaîne américaine CNN avait en outre annoncé la semaine dernière que l’un des frères du pilote avait vu les images et les avait jugées authentiques.
Dans ce documentaire intitulé Le...
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