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Les lecteurs ont voix au chapitre

Donner sa chance à la modération Le général Aoun avait entraîné le pays dans une guerre désastreuse contre la Syrie. Ce qui est étonnant, c’est que le même général, dont le patriotisme et l’intégrité ne sont mis en doute par personne, nous pousse actuellement à des alliances incomprises et à contre-nature avec les symboles de la même Syrie, sachant que cette dernière est contre toute idée d’indépendance ou de reconstruction du Liban. Nous sommes choqués par l’incohérence de l’attitude du général Aoun et commençons à douter des véritables circonstances de son retour au Liban. Il est clair que la Syrie est toujours capable, par le biais de promesses fallacieuses, de détruire l’intégrité de nos meilleurs leaders. Un appel au général Aoun : de grâce, donnez la chance à la modération et au dialogue sincère que le gouvernement Siniora établit avec les factions libanaises et, plus précisément, avec les chrétiens du Liban. Georges SAADÉ Paris Chapeau mon sayyed ! Je m’adresse, bien entendu, à sayyed Ali el-Amine. J’ai été impressionné par les propos du mufti de Tyr et de Jabal Amel tenus l’autre jour sur la LBCI. Quel courage et surtout quel nationalisme! Quel courage d’affirmer son attachement au Liban d’abord et non à la oumma ! Cela m’a fait tellement plaisir, à moi qui suis laïque (moitié druze et moitié maronite), d’entendre un religieux établir une séparation entre l’État et la religion ! J’ajouterais à tous ceux qui veulent mourir pour leurs idées, les paroles de Brassens : « Ô vous, les boutefeux, ô vous les bons apôtres Mourez donc les premiers, nous vous cédons le pas Mais de grâce, morbleu ! Laissez vivre les autres ! La vie est à peu près leur seul luxe ici-bas Car, enfin, la Camarde est assez vigilante Elle n’a pas besoin qu’on lui tienne la faux Plus de danse macabre autour des échafauds ! Mourrons pour des idées, d’accord, mais de mort lente D’accord, mais de mort lente. » Dr Khaled ABDUL MALAK Réponse à Bolton À Bolton qui dit que la prochaine fois, Nasrallah pensera à deux fois avant de prendre ses décisions, j’ai envie de répondre que la prochaine fois, s’il y en a une, les États-Unis et Israël devraient réfléchir à cent fois avant d’entreprendre une quelconque action militaire dans ce pays du Cèdre qui sera à jamais leur Vietnam. L’armée « invincible » de leur État-satellite a pris la raclée de sa vie face à une modeste guérilla et il continue à fanfaronner, c’est à la limite du pathétique... Quant aux rumeurs impliquant le Hezbollah dans l’assassinat de notre ancien Premier ministre, ainsi que les nombreux attentats ayant tué des personnalités politiques et médiatiques, les Libanais ne devraient plus avoir aucun doute après les destructions engendrées par l’armée israélienne : ce ne peut être qu’Israël. Tout le monde sait qu’il y a bien plus d’allégeance de la part de l’ONU envers les États-Unis qu’il n’y en a de la part du Hezbollah envers la Syrie et l’Iran. Nous héritons d’un Bolton qui dit des sottises inacceptables, telles que « les morts israéliens ont plus de valeur que les morts libanais ». En définitive, il faudrait que tout ce beau monde comprenne que sans justice il n’y a pas de paix possible. Nadim DERGHAM Réponse à Sarkozy Avec ses déclarations contradictoirement claires, Sarkozy risque de mettre la France dans l’embarras. Ce qui est à craindre, c’est de voir la course à la présidence déboucher sur un duel FN-PS dont le résultat ne sera qu’explosif. Mais qui est le terroriste ? Israël qui a délibérément tué 500 enfants, ou le Hezbollah qui a défendu son pays ? Le ministre français de l’Intérieur affirme que le Hezbollah est un mouvement terroriste car « accepter d’être financé par l’Iran, dont on sait ce que disent ses dirigeants, revient à se situer dans le camp des terroristes ». Selon lui, « Israël est une démocratie. Israël est né dans les conditions que l’on sait. C’est une responsabilité essentielle pour tous les pays libres d’assurer sa survie. » C’est donc ça, la démocratie ? Tuer des enfants ? Le terroriste c’est donc celui qui se défend ? Cet homme est capable de se contredire dix fois par jour sans se soucier de ce qui se dit. « J’ajoute, dit-il, que si je suis l’ami d’Israël, je suis aussi celui du Liban.» Eh l’ami d’Israël, il faut. L’ami de mon ennemi est mon pire ennemi... Laïd DOUANE Pompiers pyromanes Les Libanais non arméniens qui entendent les Libanais arméniens se plaindre de la présence prochaine de militaires turcs dans les rangs de la Finul ne devraient pas prendre la chose à la légère. Ils doivent eux aussi réfléchir et se sentir concernés par les exactions subies par leurs ancêtres qui vivaient sous le joug des Ottomans. Si ces Libanais l’ont oublié, les Turcs eux ne l’ont pas oublié, puisqu’ils se sentent solidaires de leurs ancêtres en niant le génocide arménien. Ils sont donc complices. Quoi de plus naturel alors pour un Arménien, qui a choisi une terre accueillante comme le Liban qui a souffert comme lui en donnant des martyrs chrétiens et musulmans, quoi de plus naturel donc pour un Arménien que de se sentir menacé par des soldats héritiers directs de ceux d’Abdülhamid ? Les Turcs peuvent être assimilés à tout sauf à la paix. Comment alors leur confier une mission de paix ? Ce sont en quelque sorte des pompiers pyromanes. Et je ne parle pas des liens commerciaux et militaires privilégiés qu’ils ont avec les Israéliens. Aharon BOYADJIAN Paris
Donner sa chance
à la modération

Le général Aoun avait entraîné le pays dans une guerre désastreuse contre la Syrie. Ce qui est étonnant, c’est que le même général, dont le patriotisme et l’intégrité ne sont mis en doute par personne, nous pousse actuellement à des alliances incomprises et à contre-nature avec les symboles de la même Syrie, sachant que cette dernière est contre toute idée d’indépendance ou de reconstruction du Liban.
Nous sommes choqués par l’incohérence de l’attitude du général Aoun et commençons à douter des véritables circonstances de son retour au Liban. Il est clair que la Syrie est toujours capable, par le biais de promesses fallacieuses, de détruire l’intégrité de nos meilleurs leaders.
Un appel au général Aoun : de grâce, donnez la chance à la modération et...