Participer ou pas au renforcement de la Finul. La question divise aussi les 220 participants au Parlement européen des jeunes (PEJ), réuni à Lyon jusqu’au 30 août, rapporte Guillaume Klein, de l’AFP.
Qu’ils soient allemands, belges, français, italiens ou polonais, ces jeunes, originaires de 29 pays au total, n’étaient pas nés lors de la dernière grande guerre israélo-arabe de 1973. Peu de chances, même, qu’ils gardent le moindre souvenir de la célèbre poignée de main entre Yasser Arafat et Yitzhak Rabin, en 1993, sur la pelouse de la Maison-Blanche.
Mardi soir, lors d’une conférence sur le Proche-Orient, ils ont écouté pendant plus d’une heure l’exposé – parfois engagé – de Majed Nehmé, rédacteur en chef de la revue Afrique-Asie, avant d’animer, avec passion, le débat.
« Cette présentation est subjective. Nous, nous voyons ça avec plus de recul », affirme Joanna, une Polonaise. Elle réagit lorsque cet intervenant, un Français d’origine libano-syrienne, explique que « c’est Ehud Barak (Premier ministre israélien) qui a fait échouer les négociations de Camp David en 2000 ».
Même si, depuis l’ouverture de la cinquième session du PEJ samedi, les participants sont « un peu coupés du monde », cela ne l’empêche pas d’avoir aussi son opinion sur la question du moment : les pays européens doivent-ils renforcer en masse la Finul ? Le non est catégorique.
« Ce n’est pas une solution. Cette force dite de stabilisation ne fera que rajouter un chapitre au conflit. L’issue passe par un règlement global, pas par l’envoi de soldats », tranche-t-elle.
Max, un Allemand, se veut plus nuancé : « C’est très difficile de répondre », juge-t-il. « Ce serait mieux que ce soient des musulmans qui participent en grand nombre », ajoute-t-il.
Vincent Couronne, président du PEJ France, partisan à l’origine d’une forte participation française, comprend les réticences de son pays : « Depuis que la France a décidé de n’envoyer que 200 soldats, ma position a changé. J’ai essayé de comprendre ses réserves. »
D’autres ne cachent pas leur incompréhension. « Compte tenu de son lien spécial avec le Liban, la France a énormément de responsabilité. Elle doit faire son devoir », clame Hadrien, un Franco-Allemand, pour qui « même l’Allemagne devrait participer, tant que c’est par le biais de l’ONU ».
Ancienne présidente du comité Rhône-Alpes du PEJ, Caroline Wazné est franco-libanaise. Alors, forcément, le cœur parle. « Jusque-là, la France avait fait plein de choses. Mais là elle n’ose pas se mouiller... C’est un peu français ça, non ? » grince-t-elle. Originaire de la région de Tyr, elle serait pourtant « très fière que des soldats français aillent là-bas pour sauver » sa « deuxième patrie ».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Participer ou pas au renforcement de la Finul. La question divise aussi les 220 participants au Parlement européen des jeunes (PEJ), réuni à Lyon jusqu’au 30 août, rapporte Guillaume Klein, de l’AFP.
Qu’ils soient allemands, belges, français, italiens ou polonais, ces jeunes, originaires de 29 pays au total, n’étaient pas nés lors de la dernière grande guerre israélo-arabe de 1973. Peu de chances, même, qu’ils gardent le moindre souvenir de la célèbre poignée de main entre Yasser Arafat et Yitzhak Rabin, en 1993, sur la pelouse de la Maison-Blanche.
Mardi soir, lors d’une conférence sur le Proche-Orient, ils ont écouté pendant plus d’une heure l’exposé – parfois engagé – de Majed Nehmé, rédacteur en chef de la revue Afrique-Asie, avant d’animer, avec passion, le débat.
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