Israël accélère son retrait des régions frontalières
le 18 août 2006 à 00h00
L’armée israélienne a transféré depuis mercredi à la Finul la moitié des zones qu’elle occupe dans le Liban-Sud, où elle espère voir un déploiement rapide de l’armée libanaise. De leur côté, les responsables israéliens ont affiché leur volonté d’empêcher le Hezbollah de profiter de cette période de transition pour se réimplanter dans le Liban-Sud.
Adoptant un ton plutôt triomphaliste, l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Dan Gillerman, a affirmé à la radio publique que le « Hezbollah connaît les derniers soubresauts de l’agonie. Je ne pense pas que le Hezbollah voudrait affronter une force internationale ou l’armée libanaise », a-t-il ajouté. Plus prudente, la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, a estimé que le Hezbollah « qui est sous pression, sait que les règles du jeu ont changé et qu’il va lui falloir quitter le Liban-Sud ».
Depuis la cessation des hostilités, les responsables israéliens n’ont cessé de proclamer qu’ils souhaitaient un retrait le plus rapide possible des troupes déployées au Liban-Sud. Une porte-parole de l’armée, tout en refusant de donner des chiffres précis, a indiqué à l’AFP que parmi les 30 000 soldats déployés, « toutes les unités de réservistes ont quitté le Liban. Nous avons transmis à la Finul le contrôle de la moitié des zones que nous occupions dans le Liban-Sud. La Finul doit ensuite en remettre le contrôle à l’armée libanaise », a ajouté la porte-parole. Interrogée sur la suite du retrait, la porte-parole a indiqué qu’il s’agissait d’un « processus qui se déroulerait par étapes. En principe, toute l’opération devrait prendre quelques jours, mais tout dépendra de la capacité de la Finul et de l’armée libanaise à prendre le contrôle de l’ensemble du Liban-Sud », a-t-elle ajouté.
Elle a également indiqué que le blocus maritime et aérien imposé au Liban par l’armée israélienne sera maintenu en vigueur « jusqu’à ce que le gouvernement et l’armée libanaise prouvent qu’ils sont en mesure d’empêcher le transfert d’armes destinées au Hezbollah ». À ce propos, le quotidien Yediot Aharonot a indiqué hier que le gouvernement avait donné ordre à l’armée d’attaquer les camions soupçonnés de transporter des armes en provenance de Syrie et d’Iran, destinées au Hezbollah. La porte-parole de l’armée n’a ni démenti ni confirmé cette information, se bornant à indiquer que « la résolution de l’ONU prévoit un embargo sur les transferts d’armes au Hezbollah. Si la résolution de l’ONU est violée sur ce point, Israël saura quoi faire ».
L’armée israélienne a transféré depuis mercredi à la Finul la moitié des zones qu’elle occupe dans le Liban-Sud, où elle espère voir un déploiement rapide de l’armée libanaise. De leur côté, les responsables israéliens ont affiché leur volonté d’empêcher le Hezbollah de profiter de cette période de transition pour se réimplanter dans le Liban-Sud.
Adoptant un ton plutôt triomphaliste, l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Dan Gillerman, a affirmé à la radio publique que le « Hezbollah connaît les derniers soubresauts de l’agonie. Je ne pense pas que le Hezbollah voudrait affronter une force internationale ou l’armée libanaise », a-t-il ajouté. Plus prudente, la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, a estimé que le Hezbollah « qui est sous pression, sait que les règles du...
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