La Bourse de Beyrouth a repris ses activités hier au lendemain du chômage de l’Assomption dans un climat plutôt optimiste dans la mesure où la demande des titres libanais l’a emporté de loin sur l’offre. Ce développement a été entraîné par l’accélération des préparatifs de déploiement de l’armée libanaise et des troupes de l’ONU au Liban-Sud pour aider à consolider la cessation des hostilités et amorcer le retrait israélien de cette région. Pourtant, les actions A et B de Solidere et celles de la Byblos Bank n’ont pas pu bouger vers le haut car les transactions dont elles ont fait l’objet n’ont pas pu atteindre un million de dollars pour la première et 200 000 $ pour la seconde pour passer d’un limit up de 5 % à un autre (le taux de hausse autorisée d’une séance à l’autre selon la réglementation boursière actuelle).
C’est ainsi qu’à l’exception des certificats GDR de la Bank Audi, qui ont fait l’objet de transactions d’un montant de 1 468 453 $, dont la hausse a été de 4,97 % à 63,35 $ contre 60,35 $ lundi dernier, et ceux de la BLOM Bank (203 205 $) qui ont légèrement avancé de 65,50 $ à 65,55 $, les autres grandes valeurs de la cote sont restées inchangées faute de volumes adéquats. En effet, les actions A et B de Solidere, dont les volumes des échanges n’ont pas dépassé hier respectivement 168 500 $ et 842 500 $ respectivement, ont dû se maintenir à 16,85 $, comme lundi dernier. Il en est de même des actions de la Byblos Bank ordinaires (9 450 $) et prioritaires (18 100 $) qui se sont maintenues à 1,89 $ et 1,81 $ respectivement.
Cela étant, l’indice BLOM des valeurs libanaises n’a pu gagner que 6,26 points ou 0,50 % à 1 268,60 points, dans des échanges toujours minces en raison de l’absence de contreparties valables à la vente. À cet égard, on a relevé hier la négociation de 101 280 titres seulement d’une valeur de 2 710 208 $, dont 60 000 actions A et B de Solidere d’une valeur de 1 011 000 $, contre 22 159 titres d’une valeur de 519 537 $, dont 5 188 actions A et B de Solidere d’une valeur de 84 418 $, lundi dernier.
Sur le marché des changes, le climat est resté généralement calme avec l’apparition de quelques offres en dollar dans le circuit interbancaire au point supérieur de la fourchette d’intervention de la Banque du Liban, la dispensant de le vendre. Pour ce qui est de la demande en cette monnaie, elle s’est limitée aux besoins commerciaux de certains opérateurs qui n’ont pas dépassé d’ailleurs le potentiel de l’offre. De ce fait, le billet vert devait se négocier de l’ouverture à la clôture hier entre 1 513 et 1 514 LL, dans des volumes toujours très minces.
L’inflation américaine a dopé les Bourses et l’euro
Les grandes Bourses internationales sous la conduite de New York ont signé une troisième séance consécutive de hausse hier, les investisseurs étant davantage rassurés par des chiffres d’inflation de bon augure aux États-Unis. En effet, Wall Street a poursuivi son mouvement ascensionnel de la veille après une progression de 0,2 % seulement de l’indice de base des prix à la consommation (hors alimentation et énergie) en juillet contre 0,3 % en juin. Déjà mardi, les places boursières avaient avancé dans la foulée de bons chiffres des prix américains à la production le mois dernier.
Ces données, qui pourraient écarter le spectre de prochaines hausses des taux d’intérêt aux États-Unis en réduisant la nécessité pour la Réserve fédérale (Fed) d’agir contre l’inflation, ont, au contraire, pesé sur le dollar et soutenu l’euro. Déjà le 8 août, la Fed avait choisi de maintenir à 5,25 % son principal taux directeur, comptant sur le ralentissement économique en cours aux États-Unis pour tempérer l’inflation. Or, les derniers chiffres des prix à la production et à la consommation ainsi que la baisse de 2,5 % des mises en chantier de logements en juillet après 5,3 % en juin semblent donner du crédit à cette stratégie. Et si les taux américains stagnaient, le dollar devrait se trouver sous pression, comme ce fut le cas encore hier.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats