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Steinmeier de nouveau au P-O pour renforcer la 1701

Le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier, effectue jusqu’à mercredi une visite en Jordanie, en Syrie et en Arabie saoudite, pour contribuer à « consolider » et « sécuriser régionalement » la cessation des hostilités entre Israël et le Hezbollah. Le ministre Steinmeier, qui avait insisté ces dernières semaines sur la nécessité d’impliquer notamment la Syrie dans le processus de paix, a quitté après-midi Berlin pour Amman, première étape de sa tournée. Il aura fort à faire à Damas, après que le président syrien Bachar el-Assad eut affirmé du Caire que le Hezbollah avait gagné la bataille militaire et que « nous devons remporter la bataille politique ». Faisant l’éloge de Hassan Nasrallah, Bachar el-Assad l’a qualifié « de dirigeant unique dans l’histoire de la résistance libanaise. Nous avons reçu des offres afin d’abandonner le Hezbollah et le Hamas, mais nous les avons rejetées », a-t-il dit, estimant qu’Israël a lancé son offensive au Liban « pour sauver les forces du 14 Mars après leur échec à faire appliquer la résolution 1559 ». Le Hezbollah a également été félicité, mais avec éminemment plus de nuances, par l’Égypte : son ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmad Abou el-Gheith, a estimé hier que le parti de Dieu avait résisté avec honneur à Israël, mais que la guerre s’était soldée par un désastre pour le Liban. Il a affirmé que les 33 jours d’affrontements entre le Hezbollah et Israël n’avaient fait ni vainqueur ni vaincu, mais que leurs conséquences sont encore incalculables. Et jugeant prioritaire un retrait israélien du Liban pour éviter que le conflit ne reprenne, le chef de la diplomatie égyptienne a réitéré le point de vue formulé au début du conflit par le président Hosni Moubarak : « Le Hezbollah aurait dû faire plus attention » et savoir qu’Israël n’attendait qu’un prétexte pour l’attaquer. Au Caire toujours, les chefs de la diplomatie de la Ligue arabe tiendront dimanche une réunion extraordinaire pour mettre en place un plan d’aide au Liban, en particulier pour la reconstruction du pays. Et la Tunisie a appelé hier à la tenue d’un sommet arabe d’urgence sur la situation au Proche-Orient et notamment en vue d’un « engagement commun » sur la « reconstruction de la Palestine et du Liban ».
Le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier, effectue jusqu’à mercredi une visite en Jordanie, en Syrie et en Arabie saoudite, pour contribuer à « consolider » et « sécuriser régionalement » la cessation des hostilités entre Israël et le Hezbollah. Le ministre Steinmeier, qui avait insisté ces dernières semaines sur la nécessité d’impliquer notamment la Syrie dans le processus de paix, a quitté après-midi Berlin pour Amman, première étape de sa tournée.
Il aura fort à faire à Damas, après que le président syrien Bachar el-Assad eut affirmé du Caire que le Hezbollah avait gagné la bataille militaire et que « nous devons remporter la bataille politique ». Faisant l’éloge de Hassan Nasrallah, Bachar el-Assad l’a qualifié « de dirigeant unique dans l’histoire de la résistance...