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Marché de l’immobilier L’optimisme reste de mise

Le conflit qui frappe le Liban vient de rentrer dans sa cinquième semaine. Le secteur de l’immobilier continue, évidemment, à s’interroger et à analyser les différents scénarios qui se présentent à lui. Plus les événements perdureront et plus les investisseurs resteront dubitatifs dans les décisions et stratégies à prendre. Dans ce contexte, deux types de comportements et d’attitudes sont observés. Il y a les optimistes qui recherchent des opportunités d’investissement et les attentistes qui préfèrent rester prudents. Alors que le pays est mis en pièces, que son infrastructure continue à être détruite, que son économie vit un véritable cauchemar et que les nouvelles ne sont pas bonnes, certains investisseurs gardent un réel optimisme. Nous avons eu plusieurs demandes au cours de ces derniers jours dans ce sens : – Un Libano-Américain qui a un budget supérieur à un million de dollars cherche à acheter un appartement de 500 m2 à Ras Beyrouth. – Un Libanais souhaite investir deux millions de dollars dans une parcelle à Beyrouth-Ouest. – Un autre ressortissant local veut acheter un appartement de 300 m2 à Achrafieh. – Une importante société commerciale qui a plusieurs boutiques à Beyrouth continue à nous solliciter pour avoir un point de vente à Verdun. Ces demandes peuvent sembler surprenantes compte tenu de la situation dans laquelle le pays est plongé depuis le 12 juillet. Toutefois, ces optimistes confirment l’adage familier qui veut « qu’on achète au bruit des canons et que l’on vende au son des violons ». Ceux-là mêmes suivent ainsi une stratégie bien définie : – Ils demeurent confiants dans l’avenir du pays. – Leur politique s’inscrit dans des logiques à long terme. – Dans l’espoir d’une fin prochaine du conflit, ils veulent prendre les devants. Il ne faut pas exclure que parmi ces optimistes, certains sont opportunistes et restent à l’affût de propriétaires pris de panique qui seraient tentés de céder leur bien à un prix alléchant. Beaucoup entendent profiter de la situation pour faire des offres en deçà de la valeur initialement proposée. Malheureusement pour eux, il n’y a pas de réelles occasions à ce niveau, actuellement, sur le marché. Pour ces personnes qui suivent l’évolution du conflit avec attention, c’est une période qui pourrait ne pas manquer de certaines opportunités. Cette stratégie a une part évidente de risque, mais peut s’avérer judicieuse si l’issue du conflit s’avère synonyme de stabilité retrouvée. À l’opposé, de nombreux investisseurs sont depuis bientôt un mois dans une phase d’observation. Ces personnes préfèrent temporiser. Le fait de ne pas avoir une issue immédiate au conflit les contraint à ne pas brûler les étapes et à céder à la morosité, pourtant légitime. Nous n’avons pas eu d’échos d’annulation de projets. De plus, ces individus ont été rassurés de constater, comme nous l’avions déjà écrit, que les biens privés (résidences, immeubles en construction, bureaux et magasins) n’ont pas été occupés par des réfugiés. Ceci constitue un point positif et encourageant pour l’avenir du marché. En coopération avec RAMCO 01/349910 mail@ramcolb.com
Le conflit qui frappe le Liban vient de rentrer dans sa cinquième semaine. Le secteur de l’immobilier continue, évidemment, à s’interroger et à analyser les différents scénarios qui se présentent à lui. Plus les événements perdureront et plus les investisseurs resteront dubitatifs dans les décisions et stratégies à prendre.
Dans ce contexte, deux types de comportements et d’attitudes sont observés. Il y a les optimistes qui recherchent des opportunités d’investissement et les attentistes qui préfèrent rester prudents.
Alors que le pays est mis en pièces, que son infrastructure continue à être détruite, que son économie vit un véritable cauchemar et que les nouvelles ne sont pas bonnes, certains investisseurs gardent un réel optimisme. Nous avons eu plusieurs demandes au cours de ces derniers jours dans...