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Téhéran dément avoir tenté d’importer de l’uranium de RDC L’Iran annonce une expansion de son programme nucléaire

L’Iran a rejeté hier la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies lui demandant de suspendre son enrichissement d’uranium d’ici au 31 août, et a même annoncé une expansion de son programme nucléaire. «Nos activités sont en accord avec le Traité de non-prolifération (TNP) et, en conséquence, l’Iran n’accepte pas la suspension de son enrichissement » d’uranium, a déclaré Ali Larijani, le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale et principal négociateur du dossier nucléaire iranien, dans une conférence de presse. La déclaration de M. Larijani est la première réaction d’un haut responsable iranien à la résolution du Conseil, adoptée le 31 juillet, qui donne un mois à l’Iran pour suspendre notamment toutes ses activités d’enrichissement, faute de quoi il envisagera l’adoption de sanctions pour l’y contraindre. En même temps, M. Larijani a laissé la porte entrouverte à une suspension, en affirmant que Téhéran considérait toujours une offre des grandes puissances visant à ce qu’il suspende son enrichissement, et à laquelle il doit répondre le 22 août. Malgré cela, le responsable a expliqué que l’Iran « étendra son programme nucléaire selon ses besoins », et que les installations d’enrichissement, constituées de cascades de centrifugeuses, « seront étendues ». Téhéran a redémarré ses activités d’enrichissement en janvier dernier, et a annoncé en avril avoir produit de l’uranium enrichi. Les grandes puissances craignent que la République islamique utilise ce procédé, qui permet d’obtenir du combustible pour une centrale nucléaire, afin de se doter de l’arme atomique. L’Iran a déjà ignoré une résolution de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et une déclaration présidentielle du Conseil de sécurité des Nations unies, lui demandant de suspendre ses activités nucléaires sensibles et de reprendre une coopération élargie avec l’AIEA. Son rejet de la résolution du Conseil ne signifie pas pour autant, à ce stade, celui de l’offre des grandes puissances pour suspendre l’enrichissement, selon les propos de M. Larijani. Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) et l’Allemagne ont proposé le 6 juin à l’Iran de suspendre son enrichissement, en échange d’un ensemble de mesures de coopération dans les domaines commercial et du nucléaire. La direction iranienne avait indiqué qu’elle répondrait à cette offre le 22 août, et M. Larijani a confirmé cette date, en expliquant que « l’Iran est proche d’une conclusion » à ce sujet. Cependant, il a estimé que le « contenu de la résolution (du Conseil de sécurité) est négatif et a gâché l’opportunité » représentée par l’offre. Cette résolution a « affecté notre attitude » à l’égard de l’offre, a-t-il insisté. Il a aussi mis en garde contre l’adoption de résolutions futures, en expliquant qu’aucune d’entre elles « n’influencera le programme atomique iranien ». « Nous allons développer notre technologie nucléaire », a-t-il répété, en ajoutant que l’Iran « ne restreindra pas les inspections » que mènent les inspecteurs de l’AIEA, mais que les grandes puissances ne devraient pas « faire des choses qui amèneraient l’Iran dans cette voie ». Sur un autre plan, Ali Larijani a démenti hier des informations de la presse anglaise sur une tentative par l’Iran d’importer de l’uranium en provenance de la République démocratique du Congo (RDC) en 2005. « C’est complètement faux, car nous n’avons pas besoin d’importer d’uranium étant donné que nous avons des mines d’uranium et une usine pour le traiter », a dit le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale. Le quotidien dominical Sunday Times a rapporté que les autorités tanzaniennes avaient intercepté le 22 octobre 2005 un chargement contenant de l’uranium 238, à destination du port iranien de Bandar Abbas, selon un responsable des douanes tanzaniennes. M. Larijani a dénoncé cette information comme faisant « partie de la guerre psychologique à laquelle les Américains ont recours de temps en temps » contre l’Iran.
L’Iran a rejeté hier la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies lui demandant de suspendre son enrichissement d’uranium d’ici au 31 août, et a même annoncé une expansion de son programme nucléaire.
«Nos activités sont en accord avec le Traité de non-prolifération (TNP) et, en conséquence, l’Iran n’accepte pas la suspension de son enrichissement » d’uranium, a déclaré Ali Larijani, le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale et principal négociateur du dossier nucléaire iranien, dans une conférence de presse. La déclaration de M. Larijani est la première réaction d’un haut responsable iranien à la résolution du Conseil, adoptée le 31 juillet, qui donne un mois à l’Iran pour suspendre notamment toutes ses activités d’enrichissement, faute de quoi il envisagera...