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Quand dans la nuit, la mort frappe

« Tout va bien » : Awad Jamaleddine a juste eu le temps de rassurer son ami. Puis il est mort. Il est l’une des victimes du coup de main israélien près de Baalbeck, rapporte Joseph Barrak de l’AFP. Un missile a détruit sa maison aux abords de Baalbeck. C’est ici que les commandos héliportés israéliens sont arrivés dans la nuit de mardi à mercredi et ont attaqué un hôpital tenu par le Hezbollah. Le corps de Awad et celui de son fils de 18 ans, Hussein, ceux de quatre neveux et d’un parent, ont été projetés par la déflagration dans le jardin de la maison où ils tentaient de se mettre à l’abri, alors qu’autour d’eux explosaient les bombes. « J’étais au téléphone avec Awad et je lui demandais ce qui se passait dans son secteur. Il m’a dit qu’il y avait des survols d’hélicoptères et des bombardements, mais que cela paraissait assez loin. Il m’a dit “tout va bien” », a raconté Abdel Rahim Haïdar. « Puis, plus rien. La ligne a été coupée. Ce matin, nous nous sommes précipités vers sa maison et nous avons découvert l’horrible spectacle », poursuit Abdel Rahim Haidar. Dans le jardin, les femmes pleurent en serrant dans leurs bras les dépouilles des victimes. Un homme psalmodie des versets du Coran. « Les États-Unis sont sans morale », hurle une jeune femme. « Venez et prenez des photos des crimes de Bush », crie une autre à l’adresse d’un photographe. Dans un champ de blé voisin, les corps ensanglantés de Maha Chaaban Issa, 40 ans, et de ses cinq enfants, âgés de 3 à 17 ans, sont allongés sous une tente bédouine. Ils ont été touchés par des balles à la tête et au torse. Son mari et deux autres enfants ont été grièvement blessés. Awad, Maha et les autres victimes ont eu le malheur de se trouver sur le chemin du commando israélien.

« Tout va bien » : Awad Jamaleddine a juste eu le temps de rassurer son ami. Puis il est mort. Il est l’une des victimes du coup de main israélien près de Baalbeck, rapporte Joseph Barrak de l’AFP.
Un missile a détruit sa maison aux abords de Baalbeck. C’est ici que les commandos héliportés israéliens sont arrivés dans la nuit de mardi à mercredi et ont attaqué un hôpital tenu par le Hezbollah.
Le corps de Awad et celui de son fils de 18 ans, Hussein, ceux de quatre neveux et d’un parent, ont été projetés par la déflagration dans le jardin de la maison où ils tentaient de se mettre à l’abri, alors qu’autour d’eux explosaient les bombes.
« J’étais au téléphone avec Awad et je lui demandais ce qui se passait dans son secteur. Il m’a dit qu’il y avait des survols d’hélicoptères et des...