De retour des USA, Blair doit affronter les critiques du Labour
le 03 août 2006 à 00h00
Le Premier ministre britannique, Tony Blair, a regagné Londres hier après un voyage de cinq jours aux États-Unis axé sur la crise au Liban, qui a provoqué une levée de boucliers dans les rangs travaillistes contre son « alignement » sur la position américaine.
Dernière en date dans la cohorte des critiques, la présidente du groupe parlementaire travailliste, Ann Clywd, a assuré que « la grande majorité » des députés de base exigeaient « un cessez-le-feu immédiat » au Liban, une formule que M. Blair s’est refusé de reprendre à son compte depuis le début des hostilités voici trois semaines. Penser que le Hezbollah puisse être rayé de la carte est « une absurdité », a ajouté Ann Clwyd.
Un autre député travailliste gallois, Merthyr Tydfil, a publié une lettre ouverte au Premier ministre lui reprochant sa position « stupide » et « moralement indéfendable » en faveur d’Israël. Le Royaume-Uni et les États-Unis soutiennent « la mauvaise stratégie » en aidant Israël à s’armer, a-t-il ajouté.
La presse londonienne insistait mercredi sur la montée des mécontentements au sein du cabinet britannique et faisait état de tensions entre Downing Street et le Foreign Office qui se serait efforcé en vain d’arracher au Premier ministre un feu vert pour demander un cessez-le-feu immédiat au Liban.
Tony Blair sera interrogé, aujourd’hui, sur ces questions au cours de sa conférence de presse mensuelle.
Le Premier ministre britannique, Tony Blair, a regagné Londres hier après un voyage de cinq jours aux États-Unis axé sur la crise au Liban, qui a provoqué une levée de boucliers dans les rangs travaillistes contre son « alignement » sur la position américaine.
Dernière en date dans la cohorte des critiques, la présidente du groupe parlementaire travailliste, Ann Clywd, a assuré que « la grande majorité » des députés de base exigeaient « un cessez-le-feu immédiat » au Liban, une formule que M. Blair s’est refusé de reprendre à son compte depuis le début des hostilités voici trois semaines. Penser que le Hezbollah puisse être rayé de la carte est « une absurdité », a ajouté Ann Clwyd.
Un autre député travailliste gallois, Merthyr Tydfil, a publié une lettre ouverte au Premier ministre lui reprochant...
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