Rechercher
Rechercher

Actualités

L’Iran doit assumer toutes ses responsabilités et contribuer à la désescalade, affirme Paris

Le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, a quitté Beyrouth hier matin, après une visite au cours de laquelle il a rencontré les dirigeants libanais ainsi que son homologue iranien, Manouchehr Mottaki. L’entretien franco-iranien se serait, selon des sources beyrouthines bien informées, soldé, pour l’instant, par un fiasco. Ces sources indiquent que Téhéran aurait proposé une sorte de « marché : l’UE nous aide à l’ONU dans le dossier du nucléaire, et nous, on aide au Liban ». Ce que le chef de la diplomatie française aurait refusé. Quoi qu’il en soit, au lendemain de cette rencontre, le Quai d’Orsay a estimé que l’Iran « doit assumer toutes ses responsabilités et contribuer à la désescalade » dans le conflit au Proche-Orient. « Comme le ministre (Douste-Blzay) l’a dit (lundi) à Beyrouth, l’objectif est d’aller dans le sens de la désescalade. Toutes les contributions qui vont dans ce sens sont les bienvenues. L’Iran peut jouer un rôle de stabilisation », a ainsi déclaré hier le porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères, Denis Simonneau, qui a évité de commenter la rencontre nocturne entre les chefs de la diplomatie française et iranienne. La discussion entre les deux ministres était destinée à « voir dans quelle mesure l’Iran pouvait contribuer à une désescalade du conflit », s’est-il contenté de dire – sachant que Philippe Douste-Blazy avait déclaré lundi avant sa rencontre avec Manouchehr Mottaki que « dans la région, il y a un grand pays comme l’Iran qui est respecté et qui joue un rôle important de stabilisation de la région ». D’autre part, Denis Simmonneau a espéré que le Conseil de sécurité de l’ONU soit en mesure d’adopter une résolution sur le Liban « aussi vite que possible », et qui soit « aussi proche que possible » du projet français qui, a-t-il assuré, « a déjà reçu un accueil positif d’un certain nombre de membres du Conseil de sécurité ». Il a toutefois reconnu qu’il y avait toujours un désaccord avec les États-Unis sur « la séquence » des propositions : Paris souhaite obtenir un accord politique de règlement du contentieux israélo-libanais avant le déploiement d’une force internationale, alors que Washington souhaite voir cette force opérationnelle le plus vite possible. « Nous divergeons sur les modalités, mais nous partageons les mêmes objectifs » que les Américains, a-t-il dit. « Nous avons un dialogue avec nos partenaires américains pour essayer de les rallier à notre position qui nous paraît plus logique que d’envoyer une force multinationale dès maintenant, qui n’aurait pas les moyens d’appliquer ce qu’on lui demande d’appliquer », a-t-il dit. Et à ce sujet, la ministre française de la Défense, Michèle Alliot-Marie, a affirmé que toute force internationale qui serait déployée au Liban devra être « très importante » et avoir « la possibilité d’ouvrir le feu ». Signalons enfin que la championne des sondages chez les socialistes français pour la présidentielle 2007, Ségolène Royal, a souhaité hier l’intervention de personnalités telles que Bill Clinton pour obtenir un cessez-le-feu et « renouer le fil du dialogue » dans le conflit au P-O. « Le plan français va dans la bonne direction, mais en même temps, il faut aujourd’hui des solutions à la fois très concrètes et très ambitieuses », a-t-elle encore dit.
Le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, a quitté Beyrouth hier matin, après une visite au cours de laquelle il a rencontré les dirigeants libanais ainsi que son homologue iranien, Manouchehr Mottaki. L’entretien franco-iranien se serait, selon des sources beyrouthines bien informées, soldé, pour l’instant, par un fiasco. Ces sources indiquent que Téhéran aurait proposé une sorte de « marché : l’UE nous aide à l’ONU dans le dossier du nucléaire, et nous, on aide au Liban ». Ce que le chef de la diplomatie française aurait refusé.
Quoi qu’il en soit, au lendemain de cette rencontre, le Quai d’Orsay a estimé que l’Iran « doit assumer toutes ses responsabilités et contribuer à la désescalade » dans le conflit au Proche-Orient. « Comme le ministre (Douste-Blzay) l’a dit...