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Actualités

Les journaux israéliens préoccupés par les conséquences d’un cessez-le-feu

La presse israélienne se montrait hier plus préoccupée par les conséquences sur la sécurité d’Israël d’un cessez-le-feu « prématuré » avec le Hezbollah que par le massacre de Cana. « L’État d’Israël a lancé cette guerre pour atteindre des objectifs qui sont vitaux pour son existence et il doit les atteindre, car, dans le cas contraire, au fil des ans, la facture sera inabordable », lit-on dans le Yediot Aharonot, le journal israélien ayant le plus fort tirage. « La décision du Premier ministre de cesser les opérations aériennes au Liban-Sud est étrange, c’est le moins que l’on puisse dire », écrit encore le quotidien populaire, qui estime qu’il s’agit du « début d’un processus de cessez-le-feu dans les conditions les moins favorables pour Israël », qui a « cédé à la pression ». « Un incident ne doit pas détourner l’État de ses principaux objectifs », affirme encore le journal. Dans le Jerusalem Post (droite), David Horovitz, le rédacteur en chef, souhaite également que le drame de Cana ne constitue pas « un tournant ». « La pression en faveur d’un cessez-le-feu s’intensifie, alors qu’une halte des hostilités à ce stade équivaudrait sans aucun doute à une victoire pour le Hezbollah, tandis que les objectifs vitaux d’Israël seraient loin d’être réalisés », écrit-il. Le Haaretz (gauche), dont une partie du bouclage est intervenue avant la nouvelle d’une suspension des opérations aériennes, estime que le cessez-le-feu inconditionnel et immédiat réclamé par le gouvernement libanais après la tragédie de Cana équivaut à une « offre du Hezbollah destinée à mettre fin aux affrontements sans aucune condition modifiant fondamentalement le statut du mouvement ». Le journal recommande toutefois une enquête sur les « erreurs » ayant entraîné le bombardement d’un poste d’observation de l’ONU au Liban-Sud le 25 juillet puis de Cana dimanche. Le drame de Cana était « à prévoir », estime le journal Maariv (indépendant), qui ajoute qu’Israël ne doit pas fléchir pour autant.
La presse israélienne se montrait hier plus préoccupée par les conséquences sur la sécurité d’Israël d’un cessez-le-feu « prématuré » avec le Hezbollah que par le massacre de Cana.
« L’État d’Israël a lancé cette guerre pour atteindre des objectifs qui sont vitaux pour son existence et il doit les atteindre, car, dans le cas contraire, au fil des ans, la facture sera inabordable », lit-on dans le Yediot Aharonot, le journal israélien ayant le plus fort tirage.
« La décision du Premier ministre de cesser les opérations aériennes au Liban-Sud est étrange, c’est le moins que l’on puisse dire », écrit encore le quotidien populaire, qui estime qu’il s’agit du « début d’un processus de cessez-le-feu dans les conditions les moins favorables pour Israël », qui a « cédé à la pression ».
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