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Actualités - Opinion

Changes et Bourses Attente fébrile de la réouverture de la Bourse de Beyrouth

Alors que l’offensive israélienne contre le Liban, déclenchée le 12 juillet, s’est poursuivie hier pour le treizième jour consécutif, des nouvelles ont fait état de progrès dans les démarches entamées en vue d’un règlement négocié de cette grave crise à la veille de la réunion, à Rome, d’une conférence internationale sur le Liban. Dans cette attente, la Bourse de Beyrouth est restée fermée en ce début de semaine avec beaucoup de chance qu’elle reprendra ses cotations demain, quoique les responsables boursiers s’abstiennent toujours de fixer une date précise à la réouverture du marché des valeurs mobilières. Sur le front des opérateurs et des courtiers, qui attendent avec impatience mais aussi beaucoup d’appréhension la reprise de l’activité boursière, les incertitudes et les craintes prévalent aussi après les importants dégâts subis par l’économie libanaise. La grande question reste de savoir si les cours vont continuer à plonger comme ils l’ont fait les premiers jours de la guerre. Mais quoi qu’il en soit, l’ampleur de toute baisse, si elle se produisait, devrait d’ores et déjà rester limitée avec un recul maximum de 5 %. À cet égard, il y a même des experts qui estiment que la baisse devrait être modérée après la reprise des cotations, car le pire est déjà passé pendant les trois premières journées de la guerre (14 % de baisse). Pour ce qui est des certificats GDR de Solidere, qui s’alignent en général sur les cours des actions de cette société, ils sont restés inchangés à Londres, où ils sont cotés, à 15 $, comme à la fin de la semaine dernière. Sur le marché libanais des changes, le dollar continuait à être recherché mais à un rythme plus modéré qu’auparavant, à en croire les milieux cambistes. L’action de la Banque du Liban, qui s’est déclarée toujours prête à subvenir aux besoins des établissements de crédit en cette monnaie au haut de sa fourchette d’intervention (1 514 LL), a contribué à rassurer le marché interbancaire sur son approvisionnement en devises. En effet, les banques de la place ont continué à négocier le billet vert avec leurs clients à des fins commerciales entre 1 514 et 1 516 LL, alors que les changeurs de la place le traitaient toujours au comptant entre 1 525 LL à l’achat et 1 575 LL à la vente. Les Bourses européennes ont renoué avec la hausse grâce à un reflux des prix pétroliers, les courtiers espérant un cessez-le-feu au Liban entre Israël et le Hezbollah et relativisant le risque d’une propagation du conflit aux pays voisins exportateurs du brut. La baisse de l’euro face au dollar a également soutenu les sociétés exportatrices et relancé une chasse aux bonnes affaires, notamment dans l’automobile et la technologie avant une avalanche de résultats trimestriels de ces sociétés cette semaine. La Bourse de New York était en hausse aussi, portée par des fusions et acquisitions et des prévisions optimistes de plusieurs sociétés. L’annonce que le groupe hospitalier américain HCA va être racheté par un consortium pour 33 milliards $, dette comprise, a été bien accueillie par le marché ainsi que les nouvelles faisant état de l’acquisition par AMD du canadien ATI Technologies pour 5,4 milliards $. Ces opérations financières, témoignant que les sociétés ont de l’argent à dépenser, ont constitué une preuve que l’économie américaine reste solide. En outre, les bons résultats trimestriels de Merck à la veille de ceux d’autres grandes sociétés ont aussi soutenu la tendance. L’euro victime de prises de bénéfices Sur les marchés internationaux des changes, le dollar s’est redressé hier face à l’euro, les opérateurs prenant leurs bénéfices sur la monnaie européenne après avoir atteint un plus haut depuis dix jours à 1,27 $. L’annonce par plusieurs États fédérés allemands d’un ralentissement de l’inflation, de 2,25 % en juin à 2,23 % en juillet, est venue écarter toute perspective de hausse du principal taux directeur de la BCE et peser sur l’euro. Élie KAHWAGI
Alors que l’offensive israélienne contre le Liban, déclenchée le 12 juillet, s’est poursuivie hier pour le treizième jour consécutif, des nouvelles ont fait état de progrès dans les démarches entamées en vue d’un règlement négocié de cette grave crise à la veille de la réunion, à Rome, d’une conférence internationale sur le Liban. Dans cette attente, la Bourse de Beyrouth est restée fermée en ce début de semaine avec beaucoup de chance qu’elle reprendra ses cotations demain, quoique les responsables boursiers s’abstiennent toujours de fixer une date précise à la réouverture du marché des valeurs mobilières.
Sur le front des opérateurs et des courtiers, qui attendent avec impatience mais aussi beaucoup d’appréhension la reprise de l’activité boursière, les incertitudes et les craintes...