Washington et Israël à l’unisson comme jamais contre le Hezbollah
le 24 juillet 2006 à 00h00
La guerre qu’Israël mène depuis plus de dix jours contre le Hezbollah révèle une Administration américaine à l’unisson comme jamais avec l’État hébreu, selon une analyse de l’AFP.
« Cette fois-ci, l’Administration agit comme s’il y avait une identité d’intérêts entre Israël et les États-Unis », déclare M.J. Rosenberg, du Israel Policy Forum. « Je dirais que je ne me souviens pas d’une telle situation dans le passé. Je pense que la vision du monde de George W. Bush est identique à celle d’Israël (...). À un moment donné, Bush a décidé qu’Israël avait raison », ajoute cet expert. Pour Steven Cook, du Council on Foreign Relations, la situation actuelle est comparable au soutien manifesté par les États-Unis envers Israël pendant la guerre des Six-Jours en 1967 et, de nouveau, pendant la guerre du Kippour en 1973. Selon cet analyste, la convergence de vues entre Washington et l’État hébreu s’explique par de nombreux intérêts communs, notamment le désir de neutraliser le Hezbollah, que Richard Armitage, le secrétaire d’État adjoint au Proche-Orient du premier mandat du président George W. Bush, avait un jour présenté comme « les as » du terrorisme mondial. « Il ne s’agit pas d’une dévotion aveugle envers le gouvernement israélien. Il y a des raisons valables pour cela », ajoute M. Cook. Pour l’opinion américaine, le Hezbollah reste le groupe responsable de l’attentat de 1983 contre le QG des marines à Beyrouth, qui avait fait 241 morts et contraint les États-Unis à quitter le Liban. En outre, tout comme Israël, l’Administration américaine voit la main de l’Iran et de la Syrie derrière l’opération militaire du Hezbollah en territoire israélien, le 12 juillet.
Mais certains analystes préviennent qu’un soutien aussi absolu à Israël ne répond pas aux intérêts stratégiques des États-Unis. « Soutenir Israël ne signifie pas que les États-Unis ne devraient pas être constamment visibles et agressifs dans leurs efforts de paix », écrit Anthony Cordesman, du Center for Strategic and International Studies (CSIS), dans une étude stratégique. L’Administration américaine « discrédite le rôle de médiateur des États-Unis dans le conflit israélo-arabe, par simple inaction et par inertie, ce qui n’aide ni Israël ni aucun des alliés des États-Unis dans le monde arabe et musulman », ajoute M. Cordesman.
La guerre qu’Israël mène depuis plus de dix jours contre le Hezbollah révèle une Administration américaine à l’unisson comme jamais avec l’État hébreu, selon une analyse de l’AFP.
« Cette fois-ci, l’Administration agit comme s’il y avait une identité d’intérêts entre Israël et les États-Unis », déclare M.J. Rosenberg, du Israel Policy Forum. « Je dirais que je ne me souviens pas d’une telle situation dans le passé. Je pense que la vision du monde de George W. Bush est identique à celle d’Israël (...). À un moment donné, Bush a décidé qu’Israël avait raison », ajoute cet expert. Pour Steven Cook, du Council on Foreign Relations, la situation actuelle est comparable au soutien manifesté par les États-Unis envers Israël pendant la guerre des Six-Jours en 1967 et, de nouveau, pendant la...
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