Une semaine après le début des opérations d’évacuation des étrangers du Liban, des milliers de personnes continuaient hier d’être rapatriées ou d’arriver en transit à Chypre, qui a appelé l’Union européenne à la rescousse face à l’afflux massif des réfugiés (voir par ailleurs).
Au total, au moins 20 000 étrangers ont pu fuir les bombardements et le blocus israélien, alors que la situation pour les civils restant sur place ne cesse de se dégrader et qu’une catastrophe humanitaire guette.
Une répit, hier, dans les bombardements sur Beyrouth a permis aux pays occidentaux d’accélérer leurs évacuations.
Près de 5 000 Américains ont pris leur mal en patience au port de Dbayé, où ils attendaient d’embarquer sur trois navires dépêchés par les États-Unis et protégés par des marines.
Des navires de guerre américains supplémentaires sont arrivés en Méditerranée hier pour accroître à 4 000 personnes par jour la capacité des États-Unis à évacuer ses ressortissants du Liban, a indiqué un porte-parole du Pentagone.
Londres tentait hier de boucler au plus vite le départ de ses ressortissants. « Notre message est : si vous voulez partir, faites-le maintenant », a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Londres.
La Grande-Bretagne, dont 3 800 ressortissants ont pu quitter le Liban depuis lundi, a annoncé vendredi soir que ses opérations prendraient fin aujourd’hui.
Dans la matinée, un gros contingent de 500 Allemands, ayant transité par la Syrie, ont été rapatriés à Cologne et à Francfort à bord de trois avions. Deux autres appareils étaient attendus dans la journée en provenance de Damas et Amman.
À Rome, 400 personnes, dont 265 Italiens, ont débarqué de trois avions venus de Larnaca.
400 Français bloqués au Sud
À Paris, 454 Français sont arrivés à l’aéroport de Roissy.
« Environ 400 Français » sont en revanche toujours bloqués dans le sud du Liban, et la France va effectuer une opération pour les évacuer. Un millier d’autres personnes évacuées par la France devaient embarquer à Beyrouth sur le ferry Iera Petra, prévu pour appareiller à destination de Larnaca. Près de 250 Belges avaient été rapatriés dans la nuit de jeudi à vendredi, tout comme 222 Roumains évacués via la Syrie et 13 Portugais. Vingt-quatre Espagnols ont aussi débarqué à l’aéroport de Lisbonne, et un groupe de 108 Bulgares ont pu quitter le Liban hier matin en car et devait regagner la Bulgarie en avion via Damas.
L’Ukraine a, quant à elle, annoncé l’évacuation via Damas de près de 900 ressortissants ainsi qu’un groupe de onze personnes de plusieurs nationalités.
Au Canada, une centaine de personnes qui avaient pu prendre place dans l’avion de fonction du Premier ministre canadien Stephen Harper, en visite en Europe, sont arrivées à Ottawa. Un deuxième appareil a atterri à Montréal avec à son bord 160 autres Canadiens.
En ce qui concerne la région Asie-Pacifique, treize Japonais sont partis dans la nuit de jeudi à vendredi sur un navire britannique, et l’Australie a annoncé l’envoi de 65 militaires pour faciliter l’évacuation de milliers d’Australiens.
La marine indienne a acheminé à Chypre 600 Indiens, qui devaient regagner Bombay et Madras hier en avion.
Quelque 300 Sri Lankais, sur les quelque 80 000 vivant au Liban, ont également eu la chance de pouvoir rentrer chez eux hier.
Le Népal n’a pour sa part réussi à rapatrier qu’une demi-douzaine de ses ressortissants sur les 4 000 qui vivent au Liban, employés comme chauffeurs, gardes, paysans, domestiques ou serveurs.
Le pays a demandé de l’aide au gouvernement indien et à l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), qui a en outre été sollicitée par des Ghanéens, des Philippins, des Bangladais, des Moldaves et des Irakiens.
Le Maroc, dont 140 ressortissants supplémentaires ont été évacués via Damas, a reçu des demandes d’assistance de ressortissants africains piégés au Liban.
Des Gabonais sont d’ailleurs partis hier avec le groupe de Marocains.
Plus d’une centaine d’Algériens ont été rapatriés hier via la Syrie à bord de deux avions militaires ayant acheminé jeudi une aide d’urgence pour le Liban, a annoncé le ministère algérien des Affaires étrangères.
Cette opération de rapatriement de ressortissants algériens, « dont la plupart étaient en vacances ou de passage au Liban », selon un communiqué du ministère, est la troisième depuis mardi, les deux précédentes ayant permis d’évacuer depuis mardi 59 puis 56 personnes.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Une semaine après le début des opérations d’évacuation des étrangers du Liban, des milliers de personnes continuaient hier d’être rapatriées ou d’arriver en transit à Chypre, qui a appelé l’Union européenne à la rescousse face à l’afflux massif des réfugiés (voir par ailleurs).
Au total, au moins 20 000 étrangers ont pu fuir les bombardements et le blocus israélien, alors que la situation pour les civils restant sur place ne cesse de se dégrader et qu’une catastrophe humanitaire guette.
Une répit, hier, dans les bombardements sur Beyrouth a permis aux pays occidentaux d’accélérer leurs évacuations.
Près de 5 000 Américains ont pris leur mal en patience au port de Dbayé, où ils attendaient d’embarquer sur trois navires dépêchés par les États-Unis et protégés par des marines.
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