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Actualités - Chronologie

Douste-Blazy aujourd’hui à Beyrouth

La France a annoncé hier qu’elle dépêchait son ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, en tournée au Proche-Orient dans le cadre des efforts pour résoudre la crise israélo-libanaise. M. Douste-Blazy devait quitter Paris hier soir pour se rendre successivement à Chypre, au Liban, en Égypte, en Jordanie et en Israël, a annoncé le Quai d’Orsay. Il est attendu aujourd’hui à Beyrouth. Le chef de la diplomatie française était venu lundi avec le Premier ministre Dominique de Villepin à Beyrouth pour marquer la « solidarité » de la France avec le Liban. « Nous réfléchissons aux modalités de déploiement d’une force internationale », a déclaré M. Douste-Blazy avant son départ. S’exprimant lors d’une conférence de presse commune avec son homologue saoudien, le prince Saoud el-Fayçal, qui accompagne le numéro deux saoudien, le prince Sultan ben Abdel Aziz, M. Douste-Blazy a fait état d’une concordance de vues entre Paris et Ryad, rapporte notre correspondant dans la capitale française, Élie Masbounji. « Nos analyses sont proches », a déclaré le ministre français. Les deux ministres ont réaffirmé que la priorité des priorités doit être donnée à l’aide humanitaire, aux secours aux victimes des bombardements israéliens et au soutien au gouvernement libanais, qui doit être en mesure de contrôler la situation et de gérer l’après-cessez-le-feu de manière à rétablir l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire libanais. M. Douste-Blazy a condamné le bombardement de l’armée libanaise par Israël, réaffirmant le souhait de Paris de voir l’armée déployée sur l’ensemble du territoire libanais, conformément à la résolution 1559 du Conseil de sécurité. « Le président du Conseil libanais, Fouad Siniora, bénéficie du plein soutien de la France et de la communauté internationale. Nous soulignons la nécessité de préserver les institutions, les infrastructures, les capacités d’action du gouvernement libanais qui aura à jouer un rôle central dans toute solution durable à cette crise. Nous appelons les autorités israéliennes à faire preuve de la plus grande retenue dans leurs opérations afin de protéger les populations civiles et les infrastructures libanaises », a ajouté le chef de la diplomatie française. De son côté, le prince Saoud el-Fayçal a souligné que le Liban « a besoin que l’on soutienne le gouvernement libanais afin qu’il puisse étendre son autorité sur l’ensemble de son territoire. C’est de là que nous pourrons commencer. Nul autre que le Libanais ne peut parler du Liban. Nous devons donc soutenir le Liban économiquement, politiquement et dans tous les domaines dont il a besoin ». « Il s’agit de “libaniser le Liban” en changeant totalement notre approche du problème », a-t-il dit.
La France a annoncé hier qu’elle dépêchait son ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, en tournée au Proche-Orient dans le cadre des efforts pour résoudre la crise israélo-libanaise.
M. Douste-Blazy devait quitter Paris hier soir pour se rendre successivement à Chypre, au Liban, en Égypte, en Jordanie et en Israël, a annoncé le Quai d’Orsay. Il est attendu aujourd’hui à Beyrouth.
Le chef de la diplomatie française était venu lundi avec le Premier ministre Dominique de Villepin à Beyrouth pour marquer la « solidarité » de la France avec le Liban.
« Nous réfléchissons aux modalités de déploiement d’une force internationale », a déclaré M. Douste-Blazy avant son départ.
S’exprimant lors d’une conférence de presse commune avec son homologue saoudien, le prince Saoud el-Fayçal,...