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Près de 20 000 Libanais arrivent chaque jour en Syrie

Hala, une jeune Libano-Danoise est installée avec des membres de sa famille dans le parc d’une cité universitaire de Damas. Il y a deux jours, elle a fui le Liban sous les bombardements israéliens et attend de partir pour le Danemark, rapporte Roueida Mabardi de l’AFP. Arrivée avec ses deux petites filles au Liban un jour avant le début de l’offensive israélienne, elle comptait passer ses vacances auprès de sa belle-famille dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah. « Nous avons fui la banlieue pour un autre endroit. Mais des tracts israéliens ont demandé aux habitants de partir, avant le pilonnage d’un pont », raconte-t-elle assise sous un saule pleureur. Comme beaucoup d’autres, elle a été évacuée à Damas par l’intermédiaire de l’ambassade danoise au Liban. Hana Badaoui, la trentaine, originaire de Tyr, a fui elle aussi « les violences » et compte gagner le Danemark, explique-t-elle, peu encline aux confidences. Un millier de Danois qui vivaient au Liban attendent ainsi dans la capitale syrienne d’être rapatriés dans leur pays, tandis qu’environ 3 000 de leurs compatriotes ont déjà été évacués depuis dimanche, a indiqué mercredi le ministère des Affaires étrangères à Copenhague. En Syrie, les autorités font « le maximum » pour les aider, en coordination avec le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). « Environ 20 000 Libanais arriveraient quotidiennement en Syrie », a déclaré à l’AFP un responsable du HCR, en mission à Damas. Selon ce responsable onusien qui a requis l’anonymat, personne, hormis le gouvernement syrien, ne connaît le chiffre exact des Libanais réfugiés en Syrie depuis le début des hostilités le 12 juillet. « Les autorités syriennes les traitent tous avec générosité », a-t-il affirmé, en rendant hommage aux volontaires du Croissant-Rouge syrien. La Cité universitaire Bassel al-Assad, à Damas, a ouvert ses portes hier et accueille quelque 900 personnes, la plupart des Libano-Danois. Le Croissant-Rouge syrien se consacre aux problèmes de santé et de logement, et le CICR offre un soutien matériel et s’attache à « rétablir les liens familiaux, comme par exemple pour les enfants non accompagnés », a déclaré à l’AFP Irénée Herbet du bureau du CICR à Damas. Selon lui, cinq écoles, réquisitionnées à Damas, accueillent environ 300 familles libanaises. Lundi, 12 000 personnes venant du Liban sont passées par Jadaidé, principal poste-frontière sur la route Beyrouth-Damas, et 25 000 autres par le poste-frontière de Dabboussiyé, a indiqué M. Herbet. De son côté, la presse syrienne publie des appels lancés aux « familles syriennes qui souhaitent accueillir des familles libanaises dans les circonstances difficiles que traversent les Libanais en raison de l’agression israélienne ».
Hala, une jeune Libano-Danoise est installée avec des membres de sa famille dans le parc d’une cité universitaire de Damas. Il y a deux jours, elle a fui le Liban sous les bombardements israéliens et attend de partir pour le Danemark, rapporte Roueida Mabardi de l’AFP.
Arrivée avec ses deux petites filles au Liban un jour avant le début de l’offensive israélienne, elle comptait passer ses vacances auprès de sa belle-famille dans la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah.
« Nous avons fui la banlieue pour un autre endroit. Mais des tracts israéliens ont demandé aux habitants de partir, avant le pilonnage d’un pont », raconte-t-elle assise sous un saule pleureur.
Comme beaucoup d’autres, elle a été évacuée à Damas par l’intermédiaire de l’ambassade danoise au Liban. Hana Badaoui, la trentaine,...