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Dans la banlieue sud en ruines

Hassam Ghamlouch fouille dans les décombres de Haret Hreik pour retrouver les restes de son habitation. En vain. Dans ce quartier de la banlieue sud, environ 70 bâtiments ont été détruits par les frappes aériennes israéliennes en une semaine, rapporte Laïla Bassam, de Reuters. Certains habitants, qui avaient fui le quartier, sont revenus hier pour faire le bilan des dégâts et tenter de sauver un peu de leurs biens. Tous gardent une oreille attentive sur leur poste de radio, en cas d’annonce de nouvelles attaques de l’aviation israélienne sur le quartier. « J’ai envoyé ma famille à la montagne et suis revenu pour voir ma maison détruite. Il n’y en a plus aucune trace, constate Hassam. Tout le travail de notre vie a disparu, mais grâce à Dieu, nous sommes en vie. » Des débris – verre brisé, détritus, réservoirs – jonchent le sol des rues désertes. De l’eau s’échappe des tuyaux troués et remplit les crevasses ouvertes par les obus dans les routes. Certains des immeubles restés en place ont été noircis par les explosions. Une salle de fête utilisée par le Hezbollah a été détruite dans la nuit de lundi à mardi. Le mouvement chiite a maintenu ses quartiers généraux à Haret Hreïk durant toute la semaine. Un autre habitant assure qu’il ne parvient plus à se frayer de passage au milieu des ruines d’immeubles effondrés pour rentrer chez lui. « C’est comme si trois séismes avaient frappé le quartier », se plaint Hussein, la quarantaine, habitant à la lisière de Haret Hreik. « Ils continuent encore de bombarder la zone pour la réduire en poussière. De quel type de crime s’agit-il ? » Jamila Khanafir, la cinquantaine, habitait dans le quartier voisin de Bir al-Abed. Elle montre du doigt l’endroit où était érigée autrefois sa maison. « On dirait que ma maison et moi avons été sacrifiées pour la Résistance », constate-t-elle, reprenant à son compte un des slogans du Hezbollah.
Hassam Ghamlouch fouille dans les décombres de Haret Hreik pour retrouver les restes de son habitation. En vain. Dans ce quartier de la banlieue sud, environ 70 bâtiments ont été détruits par les frappes aériennes israéliennes en une semaine, rapporte Laïla Bassam, de Reuters.
Certains habitants, qui avaient fui le quartier, sont revenus hier pour faire le bilan des dégâts et tenter de sauver un peu de leurs biens.
Tous gardent une oreille attentive sur leur poste de radio, en cas d’annonce de nouvelles attaques de l’aviation israélienne sur le quartier.
« J’ai envoyé ma famille à la montagne et suis revenu pour voir ma maison détruite. Il n’y en a plus aucune trace, constate Hassam. Tout le travail de notre vie a disparu, mais grâce à Dieu, nous sommes en vie. »
Des débris – verre brisé, détritus,...