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Actualités - Chronologie

Peur et consternation dans les quartiers bombardés de la banlieue sud

Dans la banlieue sud de Beyrouth, les intenses bombardements israéliens renvoient les habitants qui n’ont pas fui aux années noires de la guerre civile et de l’invasion israélienne de 1982, rapporte Alaa Chahine, de Reuters. Près du quartier général du Hezbollah, la seule chose qui restait debout hier dimanche est le drapeau jaune du mouvement chiite. Il flottait aux côtés d’un drapeau libanais déchiré. Après les raids de l’aviation israélienne, de nombreux bâtiments ont été rasés dans ce « périmètre de sécurité » autour des bureaux du Hezbollah. Aux alentours, dans les rues désertées, des tas de gravats ou des voitures endommagées bloquent le passage. « On a l’impression que le monde entier nous regarde nous faire massacrer, explique Ali Amine, un ingénieur de 40 ans. Si beaucoup de familles ont déjà fui les lieux, lui est resté dans sa maison, avec sa sœur et sa mère. Il n’a nulle part d’autre où aller. » Des posters du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et de l’ayatollah Ali Khamenei, le guide spirituel de l’Iran, sont affichés çà et là. On entrevoit aussi un drapeau allemand hissé durant la Coupe du monde de football. « Entendre les explosions était terrifiant. Nous n’avons pas pu dormir de la nuit et nous craignions que cela allait s’amplifier. C’est une vraie guerre maintenant », poursuit Ali Amine. Les rares passants qui se déplacent encore dans les rues de la banlieue sud confient que l’ampleur des destructions leur rappelle de mauvais souvenirs. « On dirait que c’est encore pire qu’en 1982. Les gens, particulièrement les femmes et les enfants, sont même terrifiés et restent dans les abris », constate Jamil Khalifé, 39 ans, tout en grignotant tranquillement des chips. « Mais je suis habitué à ça et nous n’avons nulle part d’autre où aller. Nous restons », dit-il. Hassan Najjar, 69 ans, confirme le sentiment de Khalifé. Mais selon lui, les attaques du Hezbollah contre Israël leur permettent « de garder le moral et la tête haute ». Selon plusieurs témoins, des membres du Hezbollah ont fait des tours à moto dans le quartier pour estimer les dégâts. Ils ont aussi vu des familles évacuées dans des camions vers les secteurs chrétiens de l’agglomération beyrouthine. Habillés en orange, des membres du CPL y ont distribué du pain et du lait aux familles évacuées.
Dans la banlieue sud de Beyrouth, les intenses bombardements israéliens renvoient les habitants qui n’ont pas fui aux années noires de la guerre civile et de l’invasion israélienne de 1982, rapporte Alaa Chahine, de Reuters.
Près du quartier général du Hezbollah, la seule chose qui restait debout hier dimanche est le drapeau jaune du mouvement chiite. Il flottait aux côtés d’un drapeau libanais déchiré.
Après les raids de l’aviation israélienne, de nombreux bâtiments ont été rasés dans ce « périmètre de sécurité » autour des bureaux du Hezbollah.
Aux alentours, dans les rues désertées, des tas de gravats ou des voitures endommagées bloquent le passage.
« On a l’impression que le monde entier nous regarde nous faire massacrer, explique Ali Amine, un ingénieur de 40 ans. Si beaucoup de familles ont...