CRISE
Pas de pénuries d’essence ni de pain, affirment les responsables
le 15 juillet 2006 à 00h00
Le blocus aérien et maritime imposé par Israël continue de susciter les craintes des citoyens en terme d’approvisionnement, malgré les appels au calme des responsables. Hier, après le port de Beyrouth, ce fut au tour du port de Tripoli d’appeler les commerçants à retirer leurs marchandises. Cette pression supplémentaire a soulevé la question de la capacité du Liban à subvenir à ses besoins, particulièrement en matière de produits pétroliers, sachant que le pays est fortement dépendant de ces importations. Ainsi, sur les cinq premiers mois de l’année, les produits minéraux, notamment le pétrole et ses dérivés, ont représenté 25,4 % du total des importations libanaises, en hausse de 38 % en volume par rapport à la même période de l’année dernière. Craignant une pénurie, les Libanais se sont donc rués sur les stations d’essence pour faire le plein. Le ministre de l’Énergie, Mohammad Fneich, est pourtant formel : « Il n’y a pas de pénurie, a-t-il assuré à L’Orient-Le Jour, et nous avons des stocks suffisants pour un certain laps de temps. » Il a refusé de préciser la durée de ces stocks, mais il a affirmé qu’ils peuvent subvenir aux besoins de tous les secteurs.
Plus tôt dans la journée, le ministère de l’Énergie avait créé une commission chargée de superviser la distribution et les livraisons de dérivés pétroliers sur le marché. Il a également mis un numéro de téléphone à la disposition des établissements de santé, des boulangeries et des stations d’essence en cas de rupture urgente d’approvisionnement (01-280443 et 01-939723).
Les distributeurs de gaz ont abondé dans le même sens, appelant les consommateurs à ne pas stocker des bonbonnes. Le président du syndicat, Farid Zaytoun, a indiqué qu’il y avait « des quantités de gaz suffisantes pour approvisionner le marché libanais pendant un mois ». Il a également mis en garde contre certains distributeurs qui profiteraient de la situation pour augmenter les prix, assurant que « tous les membres du syndicat se conformeront aux prix fixés par le ministère et continueront à distribuer le gaz normalement malgré les bombardements ».
La ruée sur le pain
n’est pas justifiée
Le même phénomène de ruée a été observé au niveau des boulangeries, le pain étant quasiment introuvable hier dans les rayons, dès midi. Le président du syndicat des boulangers, Kazem Ibrahim, a répété hier que la psychose des citoyens n’était pas justifiée. Il les a appelés à maîtriser leurs achats et à faire preuve de « responsabilité pour ne pas aggraver la crise ».
« Les besoins des boulangeries en matières premières et en produits pétroliers pour la production de pain sont assurés en grande quantité et il n’y a aucune crainte de rupture de stocks », a-t-il affirmé. « Nous vivons des moments difficiles sur le plan national, il est inutile de contribuer à créer des problèmes que nous pouvons éviter en raisonnant. Il est inutile de se ruer et de stocker du pain comme s’il n’y en aurait plus alors qu’au contraire, nous avons de la farine en grande quantité», a-t-il conclu.
Le blocus aérien et maritime imposé par Israël continue de susciter les craintes des citoyens en terme d’approvisionnement, malgré les appels au calme des responsables. Hier, après le port de Beyrouth, ce fut au tour du port de Tripoli d’appeler les commerçants à retirer leurs marchandises. Cette pression supplémentaire a soulevé la question de la capacité du Liban à subvenir à ses besoins, particulièrement en matière de produits pétroliers, sachant que le pays est fortement dépendant de ces importations. Ainsi, sur les cinq premiers mois de l’année, les produits minéraux, notamment le pétrole et ses dérivés, ont représenté 25,4 % du total des importations libanaises, en hausse de 38 % en volume par rapport à la même période de l’année dernière. Craignant une pénurie, les Libanais se sont donc rués...
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