Le Conseil de sécurité des Nations unies a convoqué pour aujourd’hui vendredi une réunion d’urgence après le lancement par Israël d’une série d’opérations militaires au Liban.
L’ambassadeur de France, Jean-Marc de la Sablière, qui assure en juillet la présidence du Conseil de sécurité, a dit à des journalistes que la séance publique se tiendrait à la demande de la représentation libanaise aux Nations unies. Il a précisé qu’Israël et le Liban seraient invités à s’exprimer devant le Conseil de sécurité, et qu’un responsable de l’ONU ferait un exposé de la situation.
Interrogé sur cette réunion par une chaîne de télévision britannique, le vice-Premier ministre israélien, Shimon Peres, a répondu qu’il ne voyait pas grand-chose que les Nations unies puissent faire. « L’ONU a déjà dit qu’Israël avait rempli toutes les résolutions des Nations unies jusqu’à la dernière ligne, et celui qui ne l’a pas fait, c’est le Liban », a-t-il dit.
Quant au secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, il a décidé de dépêcher une délégation de haut niveau au Proche-Orient pour tenter de désamorcer la crise « majeure » dans la région. La délégation, composée du conseiller spécial d’Annan pour les affaires politiques, Vijay Nambiar, ainsi que d’Alvaro de Soto et de Terjé Roed-Larsen, se rendra en premier lieu au Caire, samedi, et poursuivra ensuite sa tournée en Israël, dans les territoires palestiniens, au Liban et en Syrie. « D’autres escales seront effectuées si nécessaire », a précisé le porte-parole du secrétaire général, Stéphane Dujarric.
Kofi Annan s’est dans tous les cas déclaré « profondément alarmé » par l’escalade de la violence au Liban et en Israël. Pour sa part, son représentant personnel au Liban, Geir Pedersen, a affirmé qu’il trouvait « très inquiétant que les militaires israéliens mettent en place un blocus par air et par mer, qui accroîtra les difficultés imposées à la population libanaise ».
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