Les partisans du Hezbollah ont célébré hier avec des tirs de joie la capture des deux soldats israéliens, mais la population a peur des représailles annoncées par l’État hébreu.
Les routes du Liban-Sud ont été désertées et les magasins de Tyr ont baissé leurs rideaux de fer peu après l’opération menée par le Hezbollah, rapporte Jihad Siqlaoui de l’AFP.
« Nous appuyons le Hezbollah qui veut libérer les Libanais détenus en Israël, mais nous craignons que cette opération nous oblige à vivre dans le noir avec de nouveaux bombardements israéliens des centrales électriques et de l’infrastructure du pays », a indiqué un habitant.
Des manifestations de joie ont éclaté dans la banlieue sud de Beyrouth et dans les camps palestiniens dès l’annonce, par al-Manar, de la capture des soldats israéliens.
Des jeunes gens ont tiré des rafales d’armes automatiques en l’air pour exprimer leur joie et offraient des pâtisseries orientales aux automobilistes. « Vive le Hezbollah, à mort Israël », criaient-ils en agitant des drapeaux jaunes du Hezbollah.
Dans le camp palestinien voisin de Bourj Brajneh, des réfugiés sont sortis sur la route menant à l’aéroport international en criant leur joie. « Les Israéliens ne veulent pas échanger leur soldat enlevé à Gaza contre les prisonniers palestiniens et le Hezbollah est venu renforcer la position de nos moujahidine dans les négociations », a affirmé Houssam Jibril, un jeune étudiant palestinien.
Avant les bombardements des ponts reliant les villes du Liban-Sud, des jeunes ont distribué des douceurs à l’entrée de Saïda, de Tyr et dans les bastions du Hezbollah dans la Békaa, où la capture des soldats était annoncée par les mégaphones des mosquées.
Mais après l’euphorie initiale, le Liban-sud semblait paralysé, ses habitants s’étant terrés chez eux, désertant les plages et les lieux publics. Des dizaines de familles ont fui les villages frontaliers pour chercher refuge chez des proches à Tyr.
« Aujourd’hui, l’unanimité sur la résistance armée du Hezbollah qui existait avant le retrait israélien du Liban-Sud en 2000 n’existe plus », affirme un habitant de Tyr.
« C’est une victoire pour le Liban. Israël va être contraint d’accepter un cessez-le-feu et de procéder à un échange de prisonniers », affirme à Tyr Talal Sikmani, un employé de 42 ans.
Dans une baraque à l’entrée de Tyr, Aliyya Farran, 60 ans, assise à terre, les yeux rivés sur le poste de télévision, pleure de joie.
« L’autre jour, j’ai vu la mère de Samir Qantar pleurer à la télévision. Elle m’a brisé le cœur et nul autre que le Hezbollah n’a rien fait pour elle », assure-t-elle en évoquant le doyen des Libanais détenu depuis 27 ans en Israël.
Ali Abbas, un homme d’affaires de Tyr, garde un calme olympien. « Israël ne peut ouvrir deux fronts à la fois et, après cette opération, le moral des Palestiniens de l’intérieur va grimper au zénith », dit-il.
« De toute manière, c’est toujours le même scénario : Israël va riposter avec des bombardements, pour finalement plier et procéder à l’échange », ajoute-t-il.
Retour à Beyrouth, où les convois de voitures – dont certaines surmontées de haut-parleurs diffusant des chants partisans et des discours de Hassan Nasrallah – ont sillonné les rues de la banlieue sud et de Beyrouth-Ouest jusqu’en début de soirée. Au centre-ville, certains partisans du mouvement intégriste n’ont pas brandi les drapeaux du Hezbollah uniquement, mais aussi ceux de l’Iran.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les partisans du Hezbollah ont célébré hier avec des tirs de joie la capture des deux soldats israéliens, mais la population a peur des représailles annoncées par l’État hébreu.
Les routes du Liban-Sud ont été désertées et les magasins de Tyr ont baissé leurs rideaux de fer peu après l’opération menée par le Hezbollah, rapporte Jihad Siqlaoui de l’AFP.
« Nous appuyons le Hezbollah qui veut libérer les Libanais détenus en Israël, mais nous craignons que cette opération nous oblige à vivre dans le noir avec de nouveaux bombardements israéliens des centrales électriques et de l’infrastructure du pays », a indiqué un habitant.
Des manifestations de joie ont éclaté dans la banlieue sud de Beyrouth et dans les camps palestiniens dès l’annonce, par al-Manar, de la capture des soldats israéliens.
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