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Koweït Un nouveau cabinet accueilli avec appréhension par l’opposition

L’émir du Koweït a nommé hier un nouveau gouvernement, marqué par le départ de 2 personnalités éminentes, réclamé par l’opposition après sa large victoire aux législatives du 29 juin, mais qui est « en deçà des attentes », selon des députés qui n’excluent pas de nouvelle crise. Le nouveau cabinet de 16 membres, nommé par un décret de l’émir, cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah, reste dominé par la famille régnante qui contrôle les ministères de souveraineté (Intérieur, Défense, Affaires étrangères et Énergie). Le ministre de l’Énergie, cheikh Ahmad Fahd al-Sabah, neveu de l’émir, et le ministre d’État pour les Affaires du cabinet, Mohammad Daifallah, vivement critiqués par l’opposition, ne figurent plus dans le nouveau cabinet. Le ministère de l’Énergie a été confié à cheikh Ali Jarrah al-Sabah, un ex-banquier et expert en économie, qui était ministre des Affaires sociales dans le cabinet sortant. Le nouveau cabinet compte 6 membres de la famille régnante, dont le Premier ministre cheikh Nasser Mohammad al-Ahmad al-Sabah. Il compte une seule femme, Maassouma al-Moubarak, ministre du Plan dans le cabinet sortant, qui devient ministre des Communications. Trois ministres font leur entrée : cheikh Sabah al-Khaled al-Sabah (Affaires sociales et Travail), Fahd al-Hajeri (Commerce et Industrie), l’unique député élu à figurer au cabinet, et le politicien chiite Abdel Hadi al-Saleh (ministre d’État aux Affaires de l’Assemblée nationale). « Nous nous attendions à un gouvernement plus fort, mais il semble qu’on n’ait pas bien saisi la portée des résultats des élections. Espérons qu’il n’y aura pas de nouvelle crise. Néanmoins, nous jugerons le gouvernement sur ses performances », a déclaré à l’AFP le député islamiste Nasser al-Sane. « C’est positif que les ministres controversés aient été virés. C’est un bon signe de coopération. Mais nous espérons que le nouveau gouvernement aura une vision et que son processus de prise de décision changera », a indiqué le député de l’opposition chiite, Ahmad Lari. Le député libéral, Mohammad al-Sager, estime aussi que le gouvernement « ne reflète pas les résultats de l’élection comme il n’envoie pas de signal sérieux sur son intention de combattre la corruption ». Le député islamiste Abdallah Okash soutient que le gouvernement « ne tiendra pas plus d’un an ».

L’émir du Koweït a nommé hier un nouveau gouvernement, marqué par le départ de 2 personnalités éminentes, réclamé par l’opposition après sa large victoire aux législatives du 29 juin, mais qui est « en deçà des attentes », selon des députés qui n’excluent pas de nouvelle crise.
Le nouveau cabinet de 16 membres, nommé par un décret de l’émir, cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah, reste dominé par la famille régnante qui contrôle les ministères de souveraineté (Intérieur, Défense, Affaires étrangères et Énergie). Le ministre de l’Énergie, cheikh Ahmad Fahd al-Sabah, neveu de l’émir, et le ministre d’État pour les Affaires du cabinet, Mohammad Daifallah, vivement critiqués par l’opposition, ne figurent plus dans le nouveau cabinet. Le ministère de l’Énergie a été confié à cheikh Ali...