Après l’élimination en demi-finale face à l’Italie (0-2 a.p.), l’Allemagne s’inquiète de la possible retraite de son sélectionneur Jürgen Klinsmann malgré les nombreux appels des responsables du football national (DFB).
« Je ne sais pas moi-même si je vais continuer, j’ai besoin d’avoir du temps pour digérer tout ce qui s’est passé durant le tournoi et ces deux dernières années », a déclaré Klinsmann, visiblement sonné, mardi après la défaite face à l’Italie.
« J’ai dépensé toute mon énergie depuis deux ans et je n’ai pensé à rien d’autre qu’atteindre la finale, a-t-il ajouté. C’est pourquoi je me réjouis d’avoir aujourd’hui la reconnaissance et le respect. Je vais discuter dans les prochains jours avec ma femme et ma famille, avant de prendre une décision. »
Offre
Nommé en juillet 2004, Klinsmann est sous contrat jusqu’à la fin du tournoi. Mais depuis sa victoire en quart de finale contre l’Argentine (1-1 a.p., 4 t.a.b. à 2), toute l’Allemagne veut garder son sélectionneur.
Mardi soir, Franz Beckenbauer, le président du comité d’organisation du Mondial 2006, avait été le dernier en date à exhorter Klinsmann « à continuer son excellent travail ».
La Fédération allemande (DFB) a donné à Klinsmann jusqu’au 16 août pour se décider. « Notre plus grande priorité reste de prolonger son contrat, affirme son coprésident Theo Zwanziger. Je pense qu’il sait ce qu’il doit au football allemand et à ses joueurs. »
Zwanziger a déjà mis son offre sur la table : une prolongation de deux ans, jusqu’à l’Euro 2008, et même plus si Klinsmann le désire.
Mais là est toute la question. Klinsmann se souvient de ses débuts difficiles. Sans expérience d’entraîneur, il n’a dû sa nomination qu’à une cascade de refus : Otmar Hitzfeld, Otto Rehhagel, Lothar Matthäus, le Néerlandais Guus Hiddink.
Il a d’abord fait sourire en annonçant « nous voulons être champions du monde » dès sa prise de fonctions. Il a fait tousser en ramenant dans ses bagages une « team » de préparateurs physiques venu des États-Unis. Il a enfin fait hurler en refusant, jusqu’en mars, de quitter le soleil de Californie et sa famille, pour se consacrer entièrement à la sélection allemande.
La troisième place de la Coupe des confédérations 2005 avait fait taire les critiques. Mais la raclée subie contre l’Italie en match amical (4-1) et son absence lors du séminaire de la Fédération internationale (FIFA) ont ravivé les polémiques sur ses allers-retours incessant entre Newport Beach et Francfort.
Le champion du monde 1990 et d’Europe 1996 a lui-même lancé des perches, en estimant que son adjoint, Joachim Löw, pourrait très bien lui succéder et poursuivre la « philosophie » d’attaque de la Mannschaft. « Joachim Löw est un entraîneur très intelligent avec un fort caractère », a répondu diplomatiquement Zwanziger. Mais ces qualités seront-elles suffisantes face à son manque de notoriété ?
Solution interne
L’autre solution de la DFB est interne. Le directeur sportif national Matthias Sammer est le premier sur la liste et pourrait assurer l’intérim en attendant la nomination d’un nouveau sélectionneur.
Pour le manageur national Oliver Bierhoff, Klinsmann ne restera à son poste que s’il a enfin les coudées franches. « Les méthodes de travail sont aujourd’hui différentes du temps de Sepp Herberger (le sélectionneur champion du monde en 1954) grâce aux techniques modernes », dit-il dans un entretien à Sport-Bild mercredi.
« Nous devons simplement arrêter de penser qu’un sélectionneur est responsable de tout et doit toujours être présent, ajoute-t-il, évoquant Guus Hiddink, entraîneur du PSV Eindhoven et qui a amené l’Australie jusqu’en 8e de finale. Son travail est d’avoir du succès avec la sélection. »
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Après l’élimination en demi-finale face à l’Italie (0-2 a.p.), l’Allemagne s’inquiète de la possible retraite de son sélectionneur Jürgen Klinsmann malgré les nombreux appels des responsables du football national (DFB).
« Je ne sais pas moi-même si je vais continuer, j’ai besoin d’avoir du temps pour digérer tout ce qui s’est passé durant le tournoi et ces deux dernières années », a déclaré Klinsmann, visiblement sonné, mardi après la défaite face à l’Italie.
« J’ai dépensé toute mon énergie depuis deux ans et je n’ai pensé à rien d’autre qu’atteindre la finale, a-t-il ajouté. C’est pourquoi je me réjouis d’avoir aujourd’hui la reconnaissance et le respect. Je vais discuter dans les prochains jours avec ma femme et ma famille, avant de prendre une décision. »
Offre
Nommé...