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Scolari et Deco, encore deux Brésiliens face aux Bleus

La France n’en a pas encore fini avec le Brésil puisqu’elle retrouvera deux autres Brésiliens dans les rangs du Portugal – le sélectionneur Luiz Felipe Scolari et le milieu Deco, plaque tournante du jeu lusitanien – en demi-finale du Mondial, demain soir à Munich. Scolari, c’est un physique à la Gene Hackman, des méthodes de sergent recruteur, mais surtout un bilan impressionnant : le sélectionneur a ainsi amélioré son propre record d’invincibilité avec un douzième match sans défaite (sept à la tête du Brésil, cinq avec le Portugal) en Coupe du monde. Avec ce technicien de 57 ans sur le banc, le Portugal est invaincu depuis 19 matchs, record d’une sélection qui a aussi remporté 31 victoires sous l’ère « Felipao », son surnom brésilien. La consécration arrive en juin 2001 avec sa nomination à la tête de la Seleçao, qu’il guidera vers un 5e titre mondial en 2002 avec cette phrase célèbre : « J’ai fait comprendre à mes joueurs que, pour le Brésil, finir deuxième, c’est comme être le premier des derniers. » Sans concession En novembre 2002, il rebondit au Portugal. Mais la déception est immense à l’Euro 2004, avec une défaite (0-1) à Lisbonne face à la Grèce en finale (la première d’un tournoi majeur pour ce petit pays). Sa réussite attise toutefois la convoitise des Anglais, qui le surnomment « Big Phil ». Mais Scolari déclinera avant le Mondial leur offre de succéder à Sven-Goran Eriksson. Son discours est dur, ses choix sans concession. À l’Euro 2004, en quarts, il avait osé sortir Figo, l’idole, pour le remplacer par Postiga qui... avait égalisé. Il avait aussi écarté Vitor Baia dans les buts au profit de Ricardo, héros des tirs au but contre l’Angleterre en quart à l’Euro 2004 et au Mondial 2006. Parmi ses décisions controversées, figure aussi la sélection de Deco, Brésilien naturalisé portugais en 2003. « Les hymnes nationaux peuvent être appris mais pas ressentis », avait notamment persiflé Figo à l’époque. Né à São Bernardo di Campo, dans l’État de São Paulo, dans une famille de trois garçons et trois filles, ce fan de Maradona et Zico (quand il était gamin) n’a jamais voulu polémiquer, laissant parler son football. Orfèvre « Mon cœur est brésilien, mais je voulais tant donner à ce pays qui m’avait formé comme footballeur », expliquait-il, affirmant qu’il n’y avait de « problème que dans les journaux, car le groupe vit bien ». Clin d’œil de l’histoire, pour sa première sélection le 29 mars 2003, il a inscrit son premier but – et celui de la victoire – contre le Brésil (2-1), pour un succès que le Portugal attendait depuis 37 ans. Aujourd’hui plus personne ne remet en cause sa présence (3 buts en 37 sélections). De ses racines brésiliennes, Anderson Luis de Souza, de son vrai nom, a gardé la « vista », la vitesse, le toucher de balle et l’instinct qui lui permettent d’orienter le jeu en orfèvre. Mais en passant au FC Porto sous la houlette de José Mourinho (1999-2004), le milieu de terrain a gagné une combativité et un engagement dans les tâches défensives qui font de lui un joueur complet, pièce maîtresse de l’entrejeu en club ou en sélection. À 28 ans, il vient de remporter quatre championnats de suite (2003, 2004 au FC Porto et 2005, 2006 au FC Barcelone), et sa troisième Coupe d’Europe sur ses quatre dernières participations (Coupe de l’UEFA 2003, Ligue des champions 2004 et 2006). Que lui manque-t-il ? « La puissance de Ronaldo, la vitesse d’Henry », sourit-il. Sans doute aussi un titre majuscule avec le Portugal.
La France n’en a pas encore fini avec le Brésil puisqu’elle retrouvera deux autres Brésiliens dans les rangs du Portugal – le sélectionneur Luiz Felipe Scolari et le milieu Deco, plaque tournante du jeu lusitanien – en demi-finale du Mondial, demain soir à Munich.
Scolari, c’est un physique à la Gene Hackman, des méthodes de sergent recruteur, mais surtout un bilan impressionnant : le sélectionneur a ainsi amélioré son propre record d’invincibilité avec un douzième match sans défaite (sept à la tête du Brésil, cinq avec le Portugal) en Coupe du monde.
Avec ce technicien de 57 ans sur le banc, le Portugal est invaincu depuis 19 matchs, record d’une sélection qui a aussi remporté 31 victoires sous l’ère « Felipao », son surnom brésilien.
La consécration arrive en juin 2001 avec sa nomination à la...