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Actualités - Opinion

Les lecteurs ont voix au chapitre

Touche pas à la France ! Nous sommes peut-être le peuple le plus mercantiliste de la terre ; nous sommes certainement les gens les plus affairistes du globe ; mais nous sommes également, au moins pour une grande partie d’entre nous, des gens fidèles et loyaux. Nous resterons fidèles à la terre qui nous a ouvert les bras au moment où le monde nous tournait le dos et nous continuerons à ourdir avec la France le « complot de la liberté » dans cette partie exsangue de la Méditerranée. Et à l’occasion de la tenue du sommet de la francophonie, en Roumanie, nous sommes à l’unisson avec la communauté internationale pour dénoncer l’illégitimité du président de la République. Même s’il continue à occuper « légalement » son poste, il lui manquera toujours cette légitimité qui lui a notifié son départ, dans son message daté du… 14 mars 2005. Et d’ici à ce que la page soit tournée, touche pas à la France ! Raymond NAMMOUR Côte d’Ivoire Brouillard temporaire À chaque fois qu’elle s’est démarquée avec courage et force, dans le respect des aspirations (les vraies) des peuples, tout en restant en phase avec ses valeurs – Liberté, Égalité, Fraternité – qui font d’elle une grande nation, la France s’est trouvée grandie, respectée et aimée. Je me souviens de la position courageuse de Charles de Gaulle qui avait anticipé avec 50 ans d’avance ce qu’il est advenu de l’ONU – « ce machin », avait-il dit : une marionnette entre les mains des grands, ou plutôt du « Grand ». Je n’oublie pas le courage de Jacques Chirac, qui avait refusé, lors de sa visite historique à Jérusalem, de se laisser dicter par les Israéliens ses faits et gestes avec les Palestiniens. Et que dire de la solidarité et du courage visionnaires de François Mitterrand, qui avait permis de mettre fin à une division au sein de l’Europe, lors de la chute du mur de la honte allemand ? Aujourd’hui, que se passe-t-il dans le pays des droits de l’homme ? J’y ai vécu, je l’ai aimé et je l’aime toujours ! Moi, le Français qui réside au Liban depuis près d’un an, observe avec douleur et tristesse les dégâts causés à mon pays par ses dirigeants. Qu’est-il advenu de la neutralité française sur la scène internationale et de son respect du droit des peuples à décider leur sort ? Je suis persuadé que la France de Zidane, de Thuram, de Barthez, la France noble et généreuse existe toujours. Je veux croire que les erreurs diplomatiques sont à mettre au compte de la maladresse, d’une confusion politique interne, d’un brouillard temporaire. Je suis persuadé, avec beaucoup de mes compatriotes libanais, déçus de cette chère France, que c’est chez eux que l’on pratique à l’égard de cette France la pire des campagnes de désinformation, pour ne pas dire de la manipulation ! Dr Mohammad SAFA Jeunesse exilée Que penser d’un pays où la jeunesse est forcée de s’exiler pour pouvoir construire son avenir ? Le patriarche Nasrallah Boutros Sfeir le rappelait une nouvelle fois récemment : ce qui gangrène le Liban à terme, c’est qu’il est saigné de par ces départs massifs qui laissent derrière eux comme une plaie ouverte. La véritable question est de savoir s’il y aura un jour un avenir digne de ce nom pour le Liban… Pour le moment, on navigue toujours en eau trouble. La classe politique de ce pays devrait se poser la question de savoir comment assurer un avenir à cette jeunesse, non seulement pour purger les erreurs et les errements du passé qui condamnent le présent, mais surtout parce qu’il y va de la survie de ce petit pays dont la plus grande richesse est sa population et, a fortiori, sa jeunesse. Puisse chacun des leaders réfléchir et faire sienne cette maxime : L’avenir du Liban, c’est sa jeunesse et la jeunesse libanaise est l’avenir du Liban. Oui, il faut à nouveau écouter l’âme de ce pays, cette jeunesse qui a porté sur les fonts baptismaux le printemps de Beyrouth. Jean-Philippe SAMARCQ France Marcher dans Beyrouth Je viens de passer dix à Beyrouth et j’ai pu constater la difficulté d’y circuler à pied. Il faut dire que j’habite à Bruxelles, où la circulation est bien organisée et le code de la route est respecté ; ce qui m’a permis de faire la comparaison et d’en tirer des conclusions. En effet, les Européens ont l’habitude de traverser les rues en toute sécurité alors qu’à Beyrouth, les automobilistes règnent en maîtres et mettent la vie des piétons en danger. Beyrouth est une ville envahie par les voitures et polluée par le bruit. Dans Bliss, Sadate, Hamra, Clemenceau, le long de la Corniche, la circulation est dense, les rues sont animées, les feux et les passages piétonniers sont inexistants, et traverser devient une mission impossible pour les piétons. Devant les écoles également, il n’y a aucune sécurité pour les enfants. Beyrouth est une ville de plus en plus belle et prospère, où les citoyens et les touristes locaux et étrangers aimeraient se promener. Encore faudrait-il que les habitants puissent l’apprécier et les enfants s’y déplacer en toute sécurité. Il faudrait aussi que les citoyens puissent se réapproprier la ville, ses rues et ses espaces afin de bénéficier de tous les bienfaits d’un air pur. Haïfa CHAKHCHIR Bruxelles, Belgique
Touche pas à la France !

Nous sommes peut-être le peuple le plus mercantiliste de la terre ; nous sommes certainement les gens les plus affairistes du globe ; mais nous sommes également, au moins pour une grande partie d’entre nous, des gens fidèles et loyaux. Nous resterons fidèles à la terre qui nous a ouvert les bras au moment où le monde nous tournait le dos et nous continuerons à ourdir avec la France le « complot de la liberté » dans cette partie exsangue de la Méditerranée.
Et à l’occasion de la tenue du sommet de la francophonie, en Roumanie, nous sommes à l’unisson avec la communauté internationale pour dénoncer l’illégitimité du président de la République. Même s’il continue à occuper « légalement » son poste, il lui manquera toujours cette légitimité qui lui a notifié son départ,...