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Cafu, deux records et un centre

Cafu se souviendra longtemps du 8e de finale remporté face au Ghana (3-0) : il est devenu le Brésilien au plus grand nombre de matches (19) et le joueur au plus grand nombre de victoires (16) en Coupe du monde, avec au passage un centre décisif. Le capitaine brésilien dépasse ainsi ses anciens coéquipiers Taffarel et Dunga au nombre de matches de Coupe du monde disputés avec la Seleçao. Le latéral droit, qui a disputé quatre phases finales (1994, 1998, 2002 et 2006) pour deux titres (1994 et 2002), supplante désormais au nombre de victoires en Coupe du monde les Allemands Wolfgang Overath et Lothar Matthaus. Et il n’a pas attendu bêtement que les records tombent, prenant, comme toujours, une part active dans le jeu offensif de son équipe. Le vétéran prolongeait ainsi pour Adriano qui marquait le deuxième but brésilien de l’intérieur de la cuisse gauche (2-0, 45+1). Cafu explosait alors de joie, avec un poing rageur, comme s’il avait lui- même marqué. Ce bonheur faisait plaisir à voir chez un joueur qui pourrait être blasé, puisqu’il est déjà détenteur du plus grand nombre de sélections avec les « Auriverde » (141). Il aurait même pu marquer à la 90e minute ou donner une autre passe décisive à Ronaldinho s’il avait été moins gourmand. Marcos Evangelista de Moraes, de son vrai nom, a en tout cas montré qu’il avait encore des jambes en dépit de son âge canonique (36 ans). Comme Baresi Le sobriquet Cafu lui avait d’ailleurs été donné au début de sa carrière en raison de sa pointe de vitesse, qui rappelait celle de Cafuringa, l’ancien ailier de Fluminense et de l’Atletico Mineiro. Quand il était joueur de l’AS Rome (1997-2003), le public romain en avait fait un de ses chouchous, le surnommant « Il Pendolino » (l’express) au vu de ses débordements. Dire qu’à ses débuts, de nombreux clubs professionnels de São Paulo lui avaient fermé la porte au nez... Au-delà de tous ces records qui lui tiennent à cœur, Cafu veut surtout aider le Brésil à remporter un sixième titre mondial. S’il réalise « ce rêve », il rejoindra dans les livres d’histoire « Pelé », seul joueur à avoir participé et gagné trois Coupes du monde (Ronaldo, qui faisait partie de l’équipe 1994 et 2002, n’avait joué aucune minute aux États-Unis). Pour autant, Cafu ne pense pas encore à la retraite, ni en club ni en sélection brésilienne. « À l’AC Milan, on dit que je peux continuer encore longtemps, et certains m’ont déjà demandé si je pouvais pousser jusqu’en Afrique du Sud (2010), on ne sait jamais », sourit ainsi le capitaine « auriverde ». Cafu aura toutefois du mal à lutter contre le temps qui passe. Cette année, il a dû faire face à des critiques sur son jeu, jugé moins spectaculaire que celui de son jeune rival du Real Madrid, Cicinho. Le joueur en est conscient et songe d’ailleurs à terminer sa carrière en défense centrale « comme une sorte de (Franco) Baresi », l’ancien libero de l’AC Milan et de l’équipe d’Italie.
Cafu se souviendra longtemps du 8e de finale remporté face au Ghana (3-0) : il est devenu le Brésilien au plus grand nombre de matches (19) et le joueur au plus grand nombre de victoires (16) en Coupe du monde, avec au passage un centre décisif.
Le capitaine brésilien dépasse ainsi ses anciens coéquipiers Taffarel et Dunga au nombre de matches de Coupe du monde disputés avec la Seleçao.
Le latéral droit, qui a disputé quatre phases finales (1994, 1998, 2002 et 2006) pour deux titres (1994 et 2002), supplante désormais au nombre de victoires en Coupe du monde les Allemands Wolfgang Overath et Lothar Matthaus.
Et il n’a pas attendu bêtement que les records tombent, prenant, comme toujours, une part active dans le jeu offensif de son équipe.
Le vétéran prolongeait ainsi pour Adriano qui marquait le deuxième but...