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Actualités - Chronologie

Angleterre : les revers heureux de la fortune

L’histoire de l’Angleterre en Coupe du monde a été émaillée de coups du sort malheureux, mais depuis le début du Mondial, elle peut sourire devant sa bonne fortune qui l’a encore accompagnée en 8e de finale face à l’Équateur (1-0), dimanche à Stuttgart. Si la qualité de jeu démontrée n’est pas supposée en faire une championne du monde, l’Angleterre peut être encouragée par le fait qu’un titre mondial s’acquiert rarement sans une bonne dose de chance. Elle en a trop fait l’expérience en négatif par le passé pour ne pas le savoir. Sur ses six participations depuis son unique titre mondial en 1966, elle a ainsi été éliminée une fois après prolongation et deux fois aux tirs au but : en 1970 en quarts de finale face à la RFA (2-3 a.p.), en demi-finales en 1990 face à la RFA encore (1-1 a.p., 3-4 t.a.b.) et en 1998 en huitièmes de finale face à l’Argentine (2-2 a.p., 3-4 t.a.b.). En 1982, elle n’a pu atteindre les demi-finales malgré son invincibilité en cinq rencontres (3 victoires, 2 nuls). Quatre ans plus tard, elle a été sortie en quarts de finale par la « main de Dieu » de l’Argentin Diego Maradona. Et en 2002, c’est le futur champion, le Brésil, qui a écarté en quarts (2-1) une équipe minée par les blessures lors de sa préparation. Réussite L’équipe de Sven-Goran Eriksson a certes eu le malheur de perdre Michael Owen, victime d’une rupture des ligaments croisés du genou droit. Mais ce forfait a en quelque sorte été compensé par le rétablissement miraculeux de Wayne Rooney. Et après avoir vu la Suède buter deux fois sur ses montants lors du troisième match de poule (2-2), lui évitant un affrontement périlleux en 8e de finale avec l’Allemagne, elle a bénéficié de la même réussite quand l’attaquant équatorien Carlos Tenorio a touché la transversale dès la 11e minute. « Il est temps que nous ayons de la chance dans un grand tournoi, a souri le sélectionneur. Dans les deux tournois que j’ai disputés avec l’Angleterre, nous n’avons pas été chanceux du tout. » Une référence à l’Euro 2004 et à l’élimination en quarts de finale face au Portugal, le prochain adversaire en... quarts de finale. Les Anglais menaient 1-0 quand Rooney avait dû quitter le terrain, victime d’une fracture d’un pied. Un but valable leur avait ensuite été refusé dans les dernières secondes de jeu, avant que les tirs au but (2-2 a.p., 5-6 t.à.b.) ne tournent à nouveau à leur désavantage. Discours lénifiant Comme cette fois les éléments semblent aller en sa faveur, l’Angleterre affrontera un Portugal considérablement affaibli. Ses supporteurs ont accueilli avec ravissement les exclusions des Portugais Costinha et surtout Deco lors du 8e de finale remportée dimanche sur les Pays-Bas (1-0), de même que la blessure de Cristiano Ronaldo. Mais l’Angleterre devra tout de même montrer bien autre chose que face à l’Équateur, et son sélectionneur aura du mal à satisfaire l’exigeante presse britannique avec son discours lénifiant. « Nous savons tous que nous pouvons jouer mieux, mais dans nos quatre matches, nous avons joué mieux à chaque fois, et le meilleur est à venir », certifie Eriksson. Un optimisme qui peine à convaincre. Pas plus que ses choix tactiques, avec un 4-1-4-1 où Rooney est apparu trop isolé en pointe, où Michael Carrick, nouveau venu au milieu, est resté transparent, où Steven Gerrard et Frank Lampard se sont plus souvent marchés sur les pieds que complétés. « C’est étrange, mais c’est très bien de savoir que vous pouvez jouer encore mieux quand vous êtes déjà qualifiés pour les quarts de finale, s’amuse Eriksson. Je serais inquiet si nous avions perdu deux ou trois matches et que nous étions éliminés. » Certes, on a bien du mal à se rappeler la dernière démonstration convaincante de l’Angleterre.
L’histoire de l’Angleterre en Coupe du monde a été émaillée de coups du sort malheureux, mais depuis le début du Mondial, elle peut sourire devant sa bonne fortune qui l’a encore accompagnée en 8e de finale face à l’Équateur (1-0), dimanche à Stuttgart.
Si la qualité de jeu démontrée n’est pas supposée en faire une championne du monde, l’Angleterre peut être encouragée par le fait qu’un titre mondial s’acquiert rarement sans une bonne dose de chance. Elle en a trop fait l’expérience en négatif par le passé pour ne pas le savoir.
Sur ses six participations depuis son unique titre mondial en 1966, elle a ainsi été éliminée une fois après prolongation et deux fois aux tirs au but : en 1970 en quarts de finale face à la RFA (2-3 a.p.), en demi-finales en 1990 face à la RFA encore (1-1 a.p., 3-4...